La bourse est fermée

Risque de crise financière liée au coronavirus : "Il y a 2 chances sur 3 que l'on vive une répétition de 2008"

Les bourses de Londres et de Paris ont perdu ce lundi respectivement 7,69% et 8,39%.

Les craintes de voir l'épidémie provoquée par le nouveau coronavirus durablement affecter l'économie mondiale se sont amplifiées ce lundi 9 mars, une journée noire pour les Bourses dans le monde entier, tandis que l'Italie était à son tour en partie paralysée. La Bourse de Francfort a ainsi connu sa plus lourde chute depuis les attentats du 11 septembre 2001, s'effondrant de 7,94%, celles de Londres et de Paris perdant respectivement 7,69% et 8,39% (sa pire séance depuis 2008). Depuis le début de l'année, les grandes places européennes ont plongé d'environ 20%.

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Ce lundi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part annoncé que la Chine était "en train de maîtriser l'épidémie", elle a parallèlement averti que "la menace d'une pandémie" à l'échelle de la planète était "devenue très réelle", tout en reconnaissant que ce serait "la première" de l'histoire "qui pourrait être contrôlée". Le nombre des cas dépasse dorénavant les 110.000, dont près de 4.000 morts, dans 100 pays et territoires, selon un bilan établi par l'AFP.

Gaël Giraud, économiste et directeur de recherche au CNRS, revient pour Marianne sur les causes de cette crise qui menace l'économie mondiale, ainsi que sur ses possibles conséquences.

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