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Retraites: la stratégie de Marine Le Pen pour paraître crédible en vue de 2027

AFP - Christophe ARCHAMBAULT

L'ex-candidate du Rassemblement national à la présidentielle mènera la bataille des retraites à l'Assemblée et dans les médias. Avec pour but de se défaire de son étiquette d'incompétente sur les dossiers économiques et de séduire les électeurs de droite.

Marine Le Pen joue gros dans la bataille des retraites. En jeu: s'affirmer comme la première force d'opposition face à Emmanuel Macron. D'autant que cette réforme qui touche à un pilier du modèle social tricolore laissera des traces durables dans l’électorat. Sur ce dossier économique majeur, qui pèse près de 14% de la richesse nationale, la patronne de l’extrême-droite a une obsession: paraître crédible. Depuis son échec à la présidentielle et son succès aux législatives, elle ne cesse de répéter que le Rassemblement national est la seule "force d’alternance" possible à Emmanuel Macron et qu’elle et ses troupes ont toutes les compétences pour prendre les rênes du pays en 2027. Pas question, donc, d’appeler à l’insurrection sociale ou même de défiler dans les cortèges syndicaux, où les élus du Rassemblement national ne sont de toute façon pas les bienvenus.

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Marine Le Pen mènera la bataille dans les médias et à l’Assemblée nationale. "Nous allons à la fois dénoncer le projet d’Emmanuel Macron en montrant qu’il n’est pas nécessaire sur le plan financier, détaille Renaud Labaye, secrétaire général du groupe des députés RN, et mettre en avant nos propositions en insistant sur le choix de société." De fait, l’ex-candidate à la présidentielle minimise systématiquement l’ampleur des déficits et élargit le débat à la question de la natalité, de la productivité ou de l’emploi des jeunes. Avant de dégainer sa solution, qui semble frappée au coin du bon sens: "plus on travaille tôt, plus on travaille dur, plus on doit pouvoir partir tôt à la retraite", en rappelant sa promesse de campagne d’un âge de départ variant de 60 à 62 ans selon l’âge du premier emploi "significatif". Sans jamais préciser que cette formule pénaliserait les travailleurs les plus modestes, qui valident leur premier trimestre plus tard que la moyenne, et coûterait la somme pharaonique de 26,5 milliards d’euros, selo[...]

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