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Retraites : où est donc passée la "révolution" macroniste ?

POOL/AFP - GEORGES GOBET

EDITO. C'est avec la droite d'Eric Ciotti qu'Emmanuel Macron va donc pactiser pour faire passer sa réforme des retraites. Une alliance qui révèle un virage dans l'ambition réformatrice du premier quinquennat où le big bang des retraites devait illustrer la "révolution" macroniste. Aujourd'hui, en s'alliant avec LR, il prône une réforme très classique, "paramétrique", qui agit comme un repoussoir pour les syndicats et l'opinion.

Ainsi Éric Ciotti, le nouveau et ultra droitier président de LR (Les Républicains), va-t-il très probablement demander à "ses" députés et sénateurs de voter en faveur de la réforme des retraites telle qu’Emmanuel Macron, Elisabeth Borne et le gouvernement s’apprêtent à la proposer, avec cette mesure phare, cette fameuse mesure d’âge légal du départ- 64 ans, et non pas 65- qui provoque tant de rage et de contestation. L’opposant numéro 1 à cette réforme, le leader de la CFDT Laurent Berger, a une fois encore exprimé ce refus syndical unanime- un chœur pourtant rarissime: "La mesure d’âge proposée est la plus dure de ces trente dernières années. Nous sommes opposés depuis toujours à cette vision uniquement comptable, dogmatique. Le paramètre de l’âge est le plus injuste, le plus anti-redistributif".

Bref, selon Berger et tant d’autres, une réforme in fine de "droite" puisque les "64 ans" effacent et annulent par principe les quelques mesures de progrès social qui pourraient figurer dans le texte définitif (à propos de la pénibilité, des carrières longues et du montant minimal des petites retraites). Commentaire de Berger, toujours lui, qui décidément ne lâche rien: "la concertation a permis d’avancer sur ces sujets. Même avec des mesures positives sur les carrières longues ou la pénibilité, on reste opposé à la réforme avec une mesure d’âge. Il n’y aura pas de deal avec la CFDT".

La réforme systémique des retraites devait être fondatrice du macronisme

Ce refus de tout compromis pose problème à Emmanuel Macron. Non pas seulement parce que le syndicat commandé par Laurent Berger est désormais le plus important; non pas seulement parce qu’il est rarissime, sinon unique, que la si réformiste CFDT s’entête à ce point; mais parce qu’en réalité, cet affrontement chaque jour plus intense, chaque jour plus violent, ne peut qu’interroger le Président sur son propre destin politique ô combien éclairé, et pas forcément pour le meilleur, par cette fameuse réforme des retraites [...]

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