La bourse est fermée

Retraites : le mouvement de grève dans les raffineries se durcit

La raffinerie de La Mède fait partie des sites pétroliers touchés par la grève à partir de ce mardi.

La grève revient en force dans les raffineries. Des salariés ont cessé le travail sur sept à huit sites ce mardi 7 janvier pour protester contre la réforme des retraites, un mouvement coordonné qui devrait se poursuivre au moins jusqu'à ce vendredi 10 janvier. Tous les sites de Total (Gonfreville, Grandpuits, Feyzin, Donges et La Mède) et Esso (Fos-sur-mer et Gravenchon) sont concernés, comme nous l'ont confirmé ces opérateurs. Un mouvement est aussi annoncé par les syndicats à Lavéra, en région marseillaise. Mais il n'est pas confirmé par le gestionnaire Petroineos, qui a refusé de répondre aux questions de Marianne. Trois dépôts de stockage étaient également touchés par le mouvement ce mardi matin selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), le syndicat des entreprises du secteur.

Ce niveau de mobilisation constitue un record depuis le 5 décembre et marque le retour de la contestation après une accalmie pendant les fêtes. Sur les huit raffineries installées en France, seules celles de Grandpuits et de La Mède étaient restées en grève depuis la dernière grande journée de mobilisation, le 17 décembre. De quoi pousser l'exécutif à hausser le ton, en la personne d'Edouard Philippe : "Le droit de grève est respectable et constitutionnel, mais [le blocage] est parfaitement illégal. (...) J'ai demandé aux préfets de mobiliser les forces de l'ordre pour qu'il n'y ait pas de blocage de dépôt


Lire la suite