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Pensions de réversion : elles pourraient «baisser» pour certains, «augmenter» pour d’autres

J.Cl.
ARCHIVE. Christophe Castaner, le 21 février dernier à l'Elysée

Quelque 3,9 millions de femmes et un demi-million d’hommes, veufs, bénéficient actuellement de cette ressource.


Les pensions de réversion pourront « baisser » « pour certains », « augmenter » pour d’autres, dans le cadre de la réforme globale des retraites. Ce jeudi matin sur LCI, Christophe Castaner s’est montré imprécis mais il a au moins confirmé la direction que souhaite prendre le gouvernement pour modifier l’an prochain le système de retraite bénéficiant aux veufs et aux veuves de plus de 55 ans.

Pour « faire un système plus juste » de retraites, il faut pousser « la justice » jusqu’à cette modulation, a plaidé le secrétaire d’Etat en charge des Relations avec le parlement.

Mais le n°1 de la République en Marche a assuré que le gouvernement « ne toucher(ait) pas » aux pensions de réversion des retraités actuels.

La pension de réversion a été instaurée il y a plus de 70 ans, en 1945. Dans une société française où les femmes travaillaient peu, ou sans percevoir de salaire, elles ne touchaient pas de retraite, et il leur fallait un moyen de subsistance. En 2018, sur les 4,4 millions de personnes qui en bénéficient, un million n’a aucune pension propre.

Le flou du Premier ministre

Très égalitaire à l’origine, le système a inclus peu à peu des nuances, notamment pour tenir compte, dans son calcul, des ressources des survivants. Actuellement, la pension de réversion peut aller de 286,14 € par mois à un maximum de 893,97 €. Le montant moyen s’établit à 499 €.

Mardi, le Premier ministre avait été tout aussi flou sur le sujet. « Nous devons poser sur la table la question de ces pensions de réversion, évidemment pas pour les faire disparaître », avait répondu Édouard Philippe au sénateur de l’Union centriste Jean-Claude Luche qui l’interrogeait. Et d’expliquer qu’il fallait « faire en sorte que chaque euro contribué puisse au fur et à mesure du temps permettre le même produit pour ceux qui sont à la retraite ».

Le chef de l’Etat avait été plus clair : « Aucun bénéficiaire (...)

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