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Retraites: comment Macron a abandonné "sa" réforme

Après cinq ans d'hésitations sur le dossier épineux des retraites, le chef de l'Etat a laissé tomber le projet novateur d'une fusion des 42 régimes pour se ranger à l'idée d'un classique report de l'âge légal de départ.

Tant qu'il n'a pas tranché, il reste le maître des horloges. "Emmanuel Macron déteste décider dans l'urgence ou sous la pression, souffle un haut fonctionnaire qui l'a côtoyé de près, et il a tendance à procrastiner pour jouir de sa liberté de choix le plus longtemps possible." Dans le feuilleton des retraites, le chef de l'Etat a étiré le temps comme jamais. Au point que le dossier a agité une bonne partie de son premier quinquennat. Sans aboutir à la moindre réforme. Avant qu'il change radicalement de pied, lors de la campagne 2022, en abandonnant l'édification d'un régime universel et en prônant un report de l'âge de départ à 65 ans.

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Au commencement du macronisme, la création d'un système de retraite unique à points constituait pourtant l'un des symboles phares de l'ambition réformatrice. Le projet a été présenté au candidat d'En marche! à son QG de campagne dès 2016 par l'économiste Antoine Bozio. Sur le papier, il n'y avait que des avantages. La réforme gommait les inégalités entre les catégories de travailleurs en garantissant que "tout euro cotisé donne les mêmes droits" et en laissant à chacun la liberté de travailler plus longtemps pour engranger le maximum de points et obtenir une retraite plus élevée. "Cette réforme était identitaire de notre mouvement, juge le député Renaissance Gilles Le Gendre. Elle dépassait le traditionnel clivage gauche-droite, cassait les corporatismes et montrait notre volonté de justice sociale."

L\'âge légal restera à 62 ans et nous créerons un système universel où un euro cotisé donne les mêmes droits.
              
            
            2 mars 2017, dans le programme présidentiel du candidat Macron, ici en campagne dans un bistrot de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais). Crédit : alcalay/Pool/Réa
L\'âge légal restera à 62 ans et nous créerons un système universel où un euro cotisé donne les mêmes droits. 2 mars 2017, dans le programme présidentiel du candidat Macron, ici en campagne dans un bistrot de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais). Crédit : alcalay/Pool/Réa

Le 2 mars 2017, Emmanuel Macron est en campagne pour la présidentielle dans un bistrot de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais). "L'âge légal restera à 62 ans et nous créerons un système universel où un euro cotisé donne les mêmes droits", prône-t-il alors.

Seulement voilà, une fois au pouvoir, la mise en musique s'est révélée plus délicate que prévu. Le projet a d'abord [...]

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