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Retraites : le gouvernement prêt à renoncer à la "clause du grand-père"

Le gouvernement va-t-il faire machine arrière sur la "clause du grand-père" ? Le 10 novembre dernier, un dîner a été organisé à l’Élysée selon Le Point. Le journal rapporte que le président de la République a accueilli pour ce repas les ministres en charge des retraites, Agnès Buzyn et Jean-Paul Delevoye, mais aussi celui des Comptes publics Gérald Darmanin. À leur côté, deux figures du MoDem, les alliés politiques de Macron, Marielle de Sarnez et François Bayrou. Il y avait aussi les cadres de la majorité : Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, Stanislas Guerini, patron de La République en marche, et Gilles Le Gendre, à la tête des troupes macronistes au Parlement.

Au menu des conversations notamment : la fronde sociale qui s’annonce contre la réforme des retraites à partir du 5 décembre avec la grève reconductible à la SNCF et à la RATP. À ce sujet, une question centrale finit par être au centre du débat : faut-il accorder la fameuse "clause du grand-père" à tout le monde pour mieux faire accepter la grande réforme du système actuel de retraite promise par le chef de l’État lors de sa campagne ? En pratique, cette clause permettrait que le nouveau régime universel par points promis par Emmanuel Macron ne s’applique qu’aux nouveaux entrants sur le marché du travail à la date de sa mise en place. Autrement dit, aux jeunes nés à partir du début des années 2000 si le nouveau système voit le jour en 2025. Seuls les nouveaux agents intégrant les régimes spéciaux comme la SNCF seraient finalement concernés par la réforme des retraites.

"Ce n’est pas la clause du grand-père, c’est la clause de la Saint-Glinglin"

Mais les convives de ce dîner secret admettent tous de concert que cette idée, pourtant soumise à la concertation avec les syndicats et le patronat quelques semaines auparavant, n’est pas une bonne initiative. "Ma position est très simple, et elle n’est pas éloignée de celle des uns et des autres, je n’y suis pas très favorable", aurait assuré Stanislas

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