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Sur les retraites, le gouvernement avance à l’Assemblée, malgré les embûches de l’opposition

Olivier Dussopt, Gabriel Attal et Franck Riester à l’Assemblée ce 6 février 2022.
LUDOVIC MARIN / AFP Olivier Dussopt, Gabriel Attal et Franck Riester à l’Assemblée ce 6 février 2022.

POLITIQUE - « Nous sommes déterminés ». Voilà ce que martelaient Mathilde Panot et ses collègues de la NUPES avant l’ouverture de la séance sur ce lundi 6 février à l’Assemblée nationale. La phrase n’aurait pas déparé dans la bouche d’Olivier Dussopt, le ministre du Travail, lorsqu’il est monté à la tribune pour défendre la réforme des retraites dans un brouhaha incessant.

Il en fallait, de la détermination, pour se faire entendre dans l’hémicycle en ce premier jour d’examen. Avant même d’aborder le fond du texte, le gouvernement devait survivre à deux motions, une référendaire déposée par le RN et une de rejet préalable déposée par la France Insoumise. Et puis, parce que jamais deux sans trois, une troisième motion - référendaire celle-ci - a été déposée par le groupe LIOT avec le soutien de la gauche, à peine deux heures avant l’ouverture des débats.

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Petite sueur froide en Macronie ? C’est en tout cas comme cela que la présidente du groupe écologiste Cyrielle Chatelain interprète le refus catégorique de la présidente de l’Assemblée nationale d’examiner cette ultime motion. « La présidente de l’Assemblée a décidé de détourner le règlement à des fins partisanes », tempête-t-elle entre deux allers-retours dans l’hémicycle, persuadée que si la motion LIOT avait été examinée, elle aurait eu sa chance (même si un référendum reste de l’ordre de l’improbable).

Deux motions et rien ne change

Il a fallu près de trois heures de séance pour voir rejeter les deux motions retenues. 101 voix pour et 272 contre pour celle référendaire du RN ; 292 voix contre et 243 pour sur celle de rejet de LFI. Une petite déception à gauche où, jusque dans les derniers instants, on disait « espérer un maximum de voix » - comprendre, que les élus Les Républicains opposés à la réforme franchissent le rubicond.

Ces obstacles parlementaires évacués, le gouvernement est resté sur sa partition : primo, défendre le caractère indispensable de la réforme; deuzio, renvoyer dos à dos NUPES et RN ; tertio, tendre la main à ceux susceptibles de la voter. Le tout, sans afficher de fébrilité.

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Ainsi, c’est en vain que Charles de Courson (Liot), Arthur Delaporte (PS ), Mathilde Panot (LFI) et Cyrielle Chatelain (EELV) se sont succédés pour défendre l’examen de leur motion référendaire. Vivement interpellée par chacun d’entre eux, Yaël Braun-Pivet est restée impassible, se bornant à expliquer ses décisions. Elle n’a élevé la voix que pour fustiger le chahut incessant : « Je ne sais pas, mes chers collègues, où est le déni de démocratie quand la présidente de l’Assemblée nationale ne peut pas s’exprimer dans l’hémicycle ! », a-t-elle tonné.

De même, le ministre du Travail Olivier Dussopt, empêché de s’exprimer par les claquements de pupitre d’une partie de la NUPES, est resté de marbre. « Je souhaite - mais chacun de vos mots m’en dissuadent - que ces débats puissent être à la hauteur », a-t-il placidement déclaré après une suspension de séance.

« Je souhaite - mais chacun de vos mots m’en dissuadent - que ces débats puissent être à la hauteur »

« En réalité, la seule chose qui (vous) rassemble, c’est une volonté d’éviter le débat », a-t-il ensuite taclé, tandis que Gabriel Attal s’indignait contre « le blocage de l’extrême gauche » auquel « l’extrême droite répond par des mensonges ».

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Ensemble, les deux représentants du gouvernement ont repris les grands axes de la communication gouvernementale. Alors qu’Élisabeth Borne avait joué sur le triptyque « justice, équilibre, progrès » lors de la présentation du texte, Olivier Dussopt a insisté devant les députés sur son « équité » - sans tenir compte de la NUPES qui hurlait sa désapprobation. Gabriel Attal se charge lui de démontrer la nécessité d’agir dès maintenant, et va jusqu’à citer Lionel Jospin pour appuyer son propos. « En matière de retraites, c’est une réforme ou la faillite », résume-t-il.

Enfin, dernier axe, mais non des moindres : réussir à séduire les députés LR réfractaires. Alors qu’Élisabeth Borne a déjà consenti à plusieurs gestes, son ministre du Travail en a remis une couche. « Il nous faut aller plus loin sur la question des droits nouveaux : pour les femmes, les stagiaires, les apprentis », lâche-t-il en référence à une demande des LR. Un peu plus tard, il est même plus direct. Alors qu’il dénonçait les stratégies « des oppositions », le ministre se reprend : « Pardon, une partie pardon des oppositions ». L’opposition de droite épargnée, Les Républicains, se font discrets pour ce premier jour à l’Assemblée. Pour garder le beau rôle pour les seize jours restants ?

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