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Retraites: Farandou craint "une réaction assez vive" à la SNCF

La réforme des retraites pourrait provoquer "une réaction assez vive" des cheminots, craint le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, qui veut "traverser le moins mal possible" une vraisemblable nouvelle période de grève.

"On peut s'attendre à une réaction assez vive autour de ces sujets-là, qui va venir perturber l'entreprise", dit-il dans ses voeux aux cheminots mis en ligne mercredi, alors que la précédente tentative de réforme avait occasionné un mois et demi de grève, en décembre 2019 et janvier 2020, et coûté près d'un milliard d'euros à l'entreprise.

"On aura une pensée pour nos clients", notamment "ceux qui ont besoin du train pour aller travailler", dit-il.

"Il faudra essayer de traverser le moins mal possible cette période qui s'annonce difficile", poursuit M. Farandou, à une semaine de l'annonce du projet gouvernemental de réforme des retraites.

L'année 2022 a été marquée par le retour de la fréquentation, se félicite par ailleurs le patron de la SNCF. "En contrepartie, l'appareil de production a été mis sous tension, les personnels, les matériels roulants, tout cela a été très tendu et on a pu avoir de ci de là quelques petits problèmes de qualité de service. Donc il faut rester vigilant", constate-t-il.

Les cheminots ont été augmentés en moyenne de 6% et devraient l'être d'autant en 2023. "C'est à nouveau 6%, ce qui, entre parenthèses, fait 12% en deux ans. Il n'y a pas beaucoup d'entreprises qui ont augmenté leur personnel en moyenne de 12% en deux ans", remarque Jean-Pierre Farandou.

S'il ne confirme pas le chiffre de 2,2 milliards d'euros de bénéfice net pour 2022 évoqué dans la presse, M. Farandou concède qu'"il est vraisemblable que (le groupe public) est parti pour faire une bonne année".

"Il faut s'en réjouir", dit-il. "Une entreprise qui gagne un peu d'argent est une entreprise qui peut investir pour son futur, dans des rames TGV, dans des ateliers, dans des gares, dans l'infrastructure, dans des systèmes d'information. Donc c'est une bonne nouvelle que la SNCF gagne un peu d'argent."

"On est à 5% de résultats par rapport au chiffre d'affaires total de l'entreprise, donc cela reste quand même très modéré", tempère-t-il.

"2023, c'est beaucoup plus compliqué", prévient-il, craignant une inflation plus élevée ou une fréquentation moins importante pour cause de baisse de l'activité.

Quoi qu'il en soit, la SNCF va continuer à recruter "massivement": 7.000 personnes cette année, après 6.000 en 2022, selon lui.

"Je veux que dans tous les établissements, il y ait suffisamment de personnels pour faire une production de qualité", relève-t-il, promettant de "mieux protéger et mieux développer les cheminots au sein de l'entreprise" et en particulier de soigner "les irritants du quotidien".

"J'espère très fort qu'on aura des décisions qui seront prises cette année en 2023 pour un plan massif d'investissements dans le ferroviaire", indique aussi M. Farandou qui s'est démené ces derniers mois pour obtenir des arbitrages financiers favorables au secteur.

"J'ai entendu, comme d'autres, le président de la République parler de réseaux express métropolitains ferroviaires dans une dizaine de grandes métropoles en région. J'entends aussi plusieurs ministres qui disent +oui, il faut des mettre plus d'argent dans le réseau ferroviaire français+. (...) C'est mon bout de ciel bleu", se réjouit le PDG de la SNCF.

liu/ico/alc