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Retraites: le double discours du patronat sur l'emploi des seniors

L. Lecarpentier/Réa

Le gouvernement a présenté mardi son projet de réforme des retraites, proposant le report de l'âge de départ de 62 à 64 ans. Une mesure à laquelle appellent d'ailleurs les organisations patronales. Le gouvernement espère une hausse du taux d'emploi des seniors. Les entreprises tiennent cependant un double discours et poussent leurs salariés les plus âgés vers la sortie. Si les préretraites ont disparu, les ruptures conventionnelles ont pris le relais.

On appelle ça "une préretraite Pôle emploi". Rien à voir avec celles en vogue dans les années 1990 qui étaient financées par l'Etat. Cette fois, ce sont des préretraites largement gérées par l'assurance chômage. Et c'est Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, qui en parle le mieux. Dans une lettre adressée à la Première ministre, Elisabeth Borne, il dénonce les agissements de Renault, son employeur d'origine, envers les seniors. "Le fascicule que ma boîte m'a donné est très clair! commente celui qui, après deux mandats à la tête du syndicat, va retourner en mars prochain travailler chez le constructeur automobile. A partir d'un certain âge, on peut quitter l'entreprise avec une somme d'argent et aller pointer au chômage."

L'Afep et le Medef divisés

Bienvenue dans la schizophrénie du patronat français qui, d'un côté, souhaite reculer l'âge de la retraite, mais, de l'autre, continue de pousser les seniors vers la porte des entreprises. Dans le débat autour de la réforme des retraites, présentée mardi par Elisabeth Borne, deux des plus hautes instances de représentation patronale se sont même ouvertement déchirées. L'Association française des entreprises privées (Afep), qui défend les intérêts des grands groupes du CAC 40, est sortie de sa traditionnelle réserve en octobre pour critiquer le Medef, principale organisation patronale. Pas de communiqué mais, dans l'entourage de Laurent Burelle, le président de l'Afep, on accuse "la mollesse" de Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un du Medef. "La réforme des retraites est une réforme urgente et indispensable mais le Medef procrastine pour des raisons de paix sociale, souffle-t-on en off. Il manque de courage pour aller au front face à l'opposition des syndicats." De fait, nombre de fédérations patronales sont gênées aux entournures. "Il est difficile pour les présidents du Medef et de la CPME d'être leaders sur la réforme des retraites car ils ont beaucoup de coups à prendre, pointe un fin connaisseur du patr[...]

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