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Retraite progressive : des avancées… et un recul

Le diable se cache toujours dans les détails ! Le projet de loi de réforme des retraites prévoit d’assouplir le dispositif de la retraite progressive pour rendre plus attractives “les possibilités de passage progressif entre l’emploi et la retraite” et “accroître les incitations au travail des seniors. Mais alors qu’aujourd’hui, il est possible d’entrer en retraite progressive à partir de 60 ans, ce dispositif ne sera ouvert dans le futur régime qu’à partir de l’âge légal de la retraite. Soit 62 ans ! “D’un côté, on élargit les conditions d’accès à la retraite progressive en l’ouvrant à des nouvelles catégories d’actifs mais de l’autre on ferme le dispositif en refusant l’accès à ceux qui n’ont pas encore atteint l’âge de la retraite, regrette Dominique Prévert du cabinet d’experts Optimaretraite. C’est absurde. Car la retraite progressive n’est véritablement intéressante qu’entre 60 et 62 ans. Elle permet aujourd’hui à ceux qui n’ont pas tous leurs trimestres de compléter leurs droits en terminant leur carrière par une période à temps partiel”.

Encore peu connue et peu utilisée, la retraite progressive permet de commencer à percevoir une partie de sa retraite tout en continuant à travailler à temps partiel. Ce dispositif est aujourd’hui réservé aux salariés du privé, y compris les salariés agricoles et aux indépendants - commerçants et artisans - affiliés à la Sécurité sociale des indépendants. Les personnes qui ont une activité libérale peuvent en profiter que si elles exercent en parallèle une activité salariée. L’exposé des motifs de la loi précise que ce dispositif serait étendu aux salariés des régimes spéciaux, aux mandataires sociaux relevant du régime général et du régime des salariés agricoles mais il ne dit mot sur les professions libérales et les fonctionnaires. Ce qui est curieux lorsqu’on sait que le futur régime doit accueillir toutes les professions…

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Actuellement, les salariés qui ont un

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