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Retour au bureau, télétravail... Les DRH s'arrachent les cheveux pour la rentrée

Envie de changement, de sens ou d'ailleurs: la pandémie a réveillé nombre d'aspirations personnelles de salariés n'hésitant plus à imposer leurs desiderata à leur employeur. Entre déménagement à l'autre bout de la France, flexibilité horaire ou souhaits de reconversion, la préparation de la rentrée vire au casse-tête pour nombre de DRH.

Adieu Paris, sa circulation infernale, ses transports bondés et sa météo capricieuse. Ciao aussi, au bureau. C’est depuis son tout nouvel appartement marseillais qu’Aurélie van Peteghem s’apprête à attaquer la rentrée. Après plus d’un an de travail à distance, la directrice de la communication du fonds d’investissement Daphni a succombé au chant des cigales, revenant sur la terre de ses racines. "J’ai vécu tous les confinements auprès de ma famille dans le Sud. Lorsque je suis tombée enceinte, ça a été le déclic. J’ai demandé le full remote en mars. Fin avril, nous emménagions."

Une situation exceptionnelle? Pas si sûr. C’est même l’une des nouveautés du dernier confinement: 30% de DRH ont dû composer avec le déménagement brutal de salariés loin du bureau, . A l’heure de la rentrée, les tractations vont bon train pour demander à son manager plus de flexibilité horaire par-ci, grappiller quelques jours supplémentaires de télétravail par-là, ou encore négocier . Dans certains secteurs, c’est carrément l’hécatombe. .

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"Les DRH deviennent fous à traiter du cas par cas"

A croire que la crise du Covid-19 et son lot de drames personnels, chômage partiel, travail dégradé ou école à la maison, a joué le rôle de détonateur, faisant exploser au grand jour des années d’aspirations et de frustrations professionnelles enfouies. Le coup de massue pour . Pour Gilles Lecuelle, secrétaire national de la CFE-CGC, c'est peut-être là le signe d'un "retour de bâton". "Les entreprises misent depuis des années sur l’anti-collectif, via des politiques de rémunération individualisées, des postes de travail interchangeables , et des plans sociaux. Voilà ce que cela donne." Une lecture que ne partage pas Audrey Richard, présidente de l’Andrh: "nous avons passé l’année à résoudre des problèmes personnels, à maintenir des moments de convivialité malgré la distance. L'humain a été prioritaire mais le tout virtuel a ses limites. Le collectif en a bien sûr pâti. Certains salariés ont ar[...]

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