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Le retour à la normale de la politique monétaire en zone euro va-t-il faire grimper les taux?

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Le retour à la normale de la politique monétaire en zone euro va-t-il faire grimper les taux?

Francfort a annoncé la fin de son programme de rachats de dettes ce jeudi, amorçant le retour à la normale de sa politique monétaire. Cette mesure phare de la BCE a participé à la baisse des taux, pour les États comme pour les entreprises et les ménages. Son arrêt devrait, selon la logique, les faire remonter mais sans hausse brutale.

Les pays de la zone euro n’ont plus besoin du soutien accru de leur banque centrale (BCE). C'est en tout cas ce qu'a estimé Francfort jeudi. Le président de l’institution, Mario Draghi, a annoncé la sortie progressive du programme de rachats de dettes (dit d’assouplissement quantitatif ou quantitative easing), qui, si tout se passe bien, sera définitivement arrêté fin décembre.

Mise en place par la BCE en 2015, cette mesure exceptionnelle, ou "non conventionnelle" dans le jargon, fait partie des principaux outils déployés par Francfort pour contrer le risque de déflation qui planait sur la zone euro après la crise de 2010-2011. Jamais dégainé auparavant, le programme de rachats va désormais rester "dans la boîte à outils" de la BCE, a assuré Mario Draghi jeudi. "C’est une nouvel instrument de la politique monétaire qui sera réutilisé tant que besoin."

Un portefeuille de 2400 milliards d'euros

Concrètement, l'institut rachète aux banques commerciales chaque mois plusieurs dizaines de milliards d’euros d’obligations -autrement dit des emprunts contractés sur les marchés financiers-, dont plus des trois quarts sont des dettes d’États de la zone euro (hors Grèce). Au total, la BCE en a racheté pour plus de 2400 milliards d’euros en moins de trois ans et demi.

À l’automne 2017, le Conseil des gouverneurs avait déjà décidé d’amorcer une phase descendante en baissant à...

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