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Restos du Cœur: 32 millions d'euros récoltés après un appel aux dons mais l'avenir de l'association "loin d'être assuré"

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

"Si nous ne faisions rien, même les Restos du Cœur pourraient fermer d’ici trois ans." Près de deux mois après le cri d'alarme, lancé par le président des Restos du Cœur, Patrice Douret, devant la situation budgétaire critique de l'association, cette dernière a publié un premier bilan de cet appel aux dons.

Au début de l'été, l'association fondée par Coluche en 1985, qui assure 35% de l'aide alimentaire en France, avait un déficit prévisionnel de "35 millions d'euros", entraîné notamment par une hausse sans précédent du nombre de ses bénéficiaires, avec 171 millions de repas distribués en 2022-2023, contre 142 l'année précédente.

Devant la détresse de l'association, les annonces de dons se sont multipliées, dont une de 10 millions d'euros de la famille de Bernard Arnault, propriétaire du groupe LVMH. Le gouvernement a de son côté promis une aide de 15 millions d'euros.

Des restrictions toujours en place

Les Restos du Cœur ont ainsi collecté "32 millions d'euros", dont "8 millions" d'aides publiques. Mais, à trois semaines de l'ouverture de la 39e campagne d'hiver, le 21 novembre prochain, "l’équilibre budgétaire des Restos est loin d’être assuré", indique l'association.

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"La constante augmentation du nombre des plus précaires, qui s’est poursuivie ces derniers mois, laisse planer une grande incertitude sur les besoins auxquels nous devrons faire face dès cet hiver (...) L’heure n’est pas encore au desserrement des restrictions que nous avons été obligés de prendre", déplore l'association.

Malgré ces dons, l'association de Coluche avait annoncé début octobre devoir, pour la première fois de son histoire, refuser du monde et réduire la quantité de l'aide apportée, et ce dès le mois de novembre.

"Il y a une réponse des entreprises et du grand public, et on les remercie, mais est-ce que cette générosité va être là aussi en décembre?", s'était interrogé le 4 octobre Jean-Yves Troy, délégué général de l'association.

Article original publié sur BFMTV.com