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Les restaurateurs paniqués par la pénurie de main-d'œuvre lors du déconfinement

·2 min de lecture

Les syndicats professionnels affirment que 110.000 salariés seront manquants au moment de la réouverture des restaurants français. Une estimation destinée à frapper l'opinion qui permettra peut-être aux entreprises du secteur de comprendre qu'il faut absolument revaloriser le sort de leurs salariés.

Victor Lugger, le cofondateur des pizzerias et trattorias Big Mamma est confiant: "Nos 1.000 salariés sont impatients d’accueillir les clients. La moitié d’entre eux sont au chômage partiel et beaucoup d’autres sont mobilisés dans le Napoli Gang, notre service de livraison qui a vendu un million de pizzas depuis sa création il y a moins d’un an". Avec son associé Tigrane Seydoux, il a placé le bien-être de ses cuisiniers, pizzaïolos et serveurs, en majorité italiens, au centre de sa stratégie de développement. Au moment où de nombreux restaurants français s’inquiètent de savoir si leurs collaborateurs seront présents pour leur réouverture, la confiance des compères de Big Mamma est un cas rare.

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110.000 salariés en moins

Difficile de chiffrer le phénomène, mais selon Didier Chenet, le président du Groupement national des indépendants de la restauration et de l’hôtellerie (GNI), l’angoisse de ne pas avoir de main-d’œuvre l’emporte sur le bonheur d’être bientôt autorisés à remettre le couvert : "110.000 salariés du secteur ont quitté le métier, s’alarme-t-il. Ce sont des personnes qui se sont reconverties, qui ont changé d’activité". Les professionnels s’inquiètent aussi de retrouver des salariés moins motivés, et ayant désappris les bons gestes.

Pour sa part, le restaurateur parisien Xavier Denamur qui emploie 54 personnes dans ses cinq établissements estime que la plupart de ses salariés seront ravis de se remettre au travail même si "lors du dernier déconfinement trois d’entre eux m’avaient expliqué qu’ils préféraient prolonger leur période de chômage partiel, parce qu’ils avaient quitté Paris et préféraient rentrer plus tard. Cette fois-ci il y en aura bien un ou deux qui ne voudront pas rentrer avant septembre, mais c’est marginal !"

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"On a besoin de visibilité!"

En revanche, ce qui l'est moins c'est que la remise en route prend nécessairement du temps et les restaurateurs ont peur d'en manquer. Idéalement, il leur faut quatre semaines pour re[...]

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