RER A : les mauvaises pratiques de la RATP font débat

La polémique autour du RER A est-elle en passe de se dégonfler ? En début de semaine, Europe 1 dénonçait les mauvaises pratiques de la RATP, sur cette ligne empruntée par 1,2 million de voyageurs chaque jour : pour éviter les retards, la direction aurait encouragé les conducteur à zapper certains arrêts.

Pourquoi de tels agissements ? Au départ, le système de bonus-malus auquel est soumis la RATP a été pointé du doigt. Le groupe de transports publics se voit en effet appliquer des pénalités par le Syndicat des transports d'Ile de France (Stif) s'il ne respecte pas certains critères de ponctualité.

Mais cette piste est balayée d'un revers de main par les intéressés. "Sur la ligne A, nous sommes au maximum de malus, de toutes les manières", a souligné Philippe Martin, directeur général adjoint de la RATP, dont les propos sont rapporté par l'AFP.

Même son de cloche du côté du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). "Tout arrêt non marqué entraîne des pénalités. Mais c'est, en situation perturbée en heure de pointe, une décision de régulation pour éviter que les quais ne saturent", a expliqué Pierre Serne, vice-président du Stif.

Jean-Paul Huchon, le président du Stif et de la région, a lui aussi tenté de calmer le jeu. Le socialiste, qui avait convoqué en urgence mardi matin une réunion avec les patrons de la SNCF et de la RATP, a reconnu un "certain emballement" et s'est borné à annoncer l'organisation de "points techniques" sur la régularité du trafic toutes les trois semaines.

La polémique aura au moins eu le mérite de relancer le débat sur les dysfonctionnements des RER. Le réseau fait en effet face à des besoins grandissants, liés à la délocalisation des populations vers les banlieues, et à des infrastructures vieillissantes. Des défis structurels, qui expliquent aussi les nombreux couacs du RER B, comme le détaillait ...

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