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La reprise économique suspendue au bas de laine des ménages

·2 min de lecture

Les milliards d'épargne accumulés par les ménages lors de la pandémie devraient booster la croissance mondiale. A condition qu'ils décident de les consommer.

Aux Etats-Unis, pendant la Seconde Guerre mondiale, tout était rationné et l'industrie ne produisait quasiment que des armes. L'épargne accumulée par les ménages durant le conflit a alimenté la reprise dès 1947. Du coup, les économistes se demandent si ce scénario se reproduira après la pandémie de Covid-19. Depuis plus d'un an en effet, les ménages du monde entier dépensent moins.

Sans restrictions sanitaires, ils n'auraient probablement pas épargné 6 000 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2020, soit 3 000 milliards de plus qu'en période normale. L'OCDE estime que l'épargne des ménages représente une « demande accumulée ». Du coup, elle a revu à la hausse ses prévisions de croissance des pays du G20 pour 2021, les portant à 6,2 % du PIB. Mais ces pronostics demeurent toutefois très incertains. Et ce pas seulement parce qu'il n'existe guère de précédents hormis la Seconde Guerre mondiale.

Fracture riches - pauvres

Aujourd'hui, les économistes ne savent pas si les particuliers vont se mettre à consommer de façon frénétique ou au contraire thésauriser dans la crainte de voir les impôts augmenter pour financer les plans de relance. La réponse se situera probablement entre les deux. Certains pensent que dans beaucoup de pays riches la consommation pourrait rapidement retrouver son niveau d'avant la crise sanitaire, impulsant du même coup une vigoureuse reprise mondiale. Tout cela dépendra de deux facteurs clés : la répartition de l'épargne parmi les ménages et le fait de savoir s'ils la considèrent comme du revenu ou du patrimoine.

Sur le premier point, il ne fait guère de doute que dans les pays riches, ceux qui ont accumulé le plus d'épargne excédentaire se trouvent parmi les plus aisés. Or, ceux-ci ne sont guère susceptibles d'alimenter une orgie de consommation. Quant aux pauvres, ils n'ont pas accumulé beaucoup d'argent excédentaire.

Pendant la pandémie, le quart le moins favorisé des ménages européens a été deux fois moins susceptible d'augmenter s[...]

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