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Reportage. Algérie : pour les jeunes de Relizane, c’est émigrer ou dépérir

Liberté (Alger)
·2 min de lecture

Alors que la crise économique s’accentue avec la pandémie de Covid-19, de plus en plus de jeunes Algériens disent vouloir quitter leur pays, explique Liberté. Le journal s’est rendu dans la petite ville de Relizane, où les candidats à l’immigration clandestine sont particulièrement nombreux.

Graba, ancien quartier indigène, limitrophe du grand marché de la ville de Relizane, gravite autour de son café Karabila. Avec la crise sécuritaire des années 1990 [lors de la guerre civile contre les islamistes radicaux], le quartier a connu un transfert de population sans que les infrastructures suivent. Rues et ruelles enchevêtrées, au bitume douteux sur certains tronçons, il est considéré comme un quartier chaud, charriant tous les clichés qui font le lit de la petite délinquance et de la grande criminalité. Le démantèlement de son marché, en avril dernier, a porté un sérieux coup à l’économie souterraine qui faisait vivre le quartier.

Rencontrés dans les ruelles, Bachir, Imène, Amine ou encore Hichem sont un échantillon représentatif d’un profil bien typé du parfait harrag [candidat à l’émigration clandestine] ou du futur candidat à la harga [voyage clandestin vers l’Europe], les oubliés d’un système qui les a exclus, les jetant par-dessus bord comme des hameçons rouillés. Ils n’hésiteront pas à nous faire part de leur mal-être, à esquisser des plans d’avenir qui ont un point commun, celui d’embarquer un jour, le plus proche possible, vers l’Europe.

“Nous sommes enterrés ici”

Habib, dit Hadj, 28 ans, est titulaire d’un diplôme de soudeur. Marié et père d’un enfant, il est plus chômeur que travailleur journalier. Avec un passage par la case prison, son CV ne plaide certainement pas en sa faveur. Selon Habib, le responsable de tous ses problèmes est tout trouvé, “El houkouma”. Un concept vague qui englobe tous les représentants de l’État, allant du juge au flic du commissariat du coin, en passant par les autorités supérieures civiles et sécuritaires.

Un fourre-tout dans lequel

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