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Report des élections régionales: pourquoi le coup de pression de Larcher devrait faire plier Macron

·2 min de lecture

INTERVIEW - Selon le constitutionnaliste Didier Maus, rien ne justifie aujourd'hui de reporter les régionales de juin à septembre. Et si le gouvernement persistait, il pourrait se voir infliger un camouflet par le Conseil constitutionnel.

? La question doit faire l'objet d'un débat suivi d'un vote mardi à l'Assemblée nationale et mercredi au Sénat mais elle embrase déjà la classe politique. Vent debout contre tout nouveau report du scrutin, déjà repoussé de mars à juin, l'opposition accuse le gouvernement de vouloir s'épargner une nouvelle déconvenue électorale à un an de la présidentielle. Lundi, le président LR du Sénat Gérard Larcher a prévenu : il soumettra tout nouveau report des élections au Conseil constitutionnel, qui sera en mesure de "casser" le report et maintenir les élections au 13 et 20 juin prochains. Les explications du constitutionnaliste Didier Maus.

Challenges - Un nouveau report des élections régionales serait-il tout à fait légal ?

Didier Maus - Cela ne pose aucun problème légal et d’ailleurs les élections régionales ont déjà été reportées une première fois – de mars à juin – par une loi votée le 23 février qui n’a alors suscité aucun contrôle de constitutionnalité. Ce qui change aujourd’hui c’est l’attitude de l’opposition et notamment du président du Sénat Gérard Larcher qui a prévenu . Pour être validé par le Conseil, un nouveau report du scrutin devra reposer sur des motifs précis. La question est donc : y a-t-il des raisons suffisantes pour reporter une nouvelle fois les élections ? Deux arguments sont avancés : la crise sanitaire et les complications impliquées par l’organisation de deux scrutins simultanés. A mon avis, aucun de ces deux arguments n’est véritablement convaincant. Personne ne sait rien de l’état sanitaire du pays en juin ou d’une éventuelle amélioration épidémique en septembre ou en octobre. Pour l’instant, le président envisage une sortie de crise à la fin du mois de mai. Comment dès lors justifier que ce qui est admissible pour la réouverture de certaines activités ne le soit pas pour les élections ? Quant à la difficulté d’organisation, elle ne sera pas sans se présenter à nouveau à l’automne. Je ne vois donc pas aujourd’hui quels facteurs de fait justif[...]

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