Renault : la pression monte pour trouver un accord de compétitivité

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Renault recule de 1,5% sous les 43 Euros dans un secteur automobile européen qui reste sous pression. Le (Paris: FR0000072399 - actualité) groupe a dû démentir hier un projet de fermeture de deux usines en cas de non conclusion des négociations en cours avec les syndicats sur la performance de ses sites français.

Le constructeur automobile rappelle néanmoins que son engagement à ne pas fermer d'usines et à ne pas licencier est soumis à un accord avec les partenaires sociaux. Renault a engagé depuis novembre 2012 un cycle de négociation avec des réunions prévues chaque semaine. Les sujets abordés depuis deux semaines deviennent délicats puisqu'après l'enjeu de la réduction des effectifs la semaine dernière, la politique de rémunération a été abordée hier. Le personnel de Renault risque encore de grincer des dents puisque Renault propose un gel des salaires cette année avant une augmentation limitée à 0,5% en 2014 et à 0,75% en 2015.

Maigre consolation, Renault a proposé une évolution de l'accord d'intéressement. Le groupe augmenterait le montant de la part uniforme versée à l'ensemble des collaborateurs à 300 euros et revaloriserait le montant distribué, mais cela reste soumis à un retour de la marge opérationnelle au-dessus de 3%... Renault promet par ailleurs la mise en place d'une couverture santé pour tous dans les 18 mois.

Sur un plan industriel, Renault a précisé dans le cadre de cet accord de compétitivité que les sites français se verraient affecter au-delà des volumes provenant du plan de gamme renouvelé de Renault, des volumes supplémentaires en provenance des partenaires du groupe, à hauteur de 80.000 véhicules par an à l'horizon 2016.

Renault et les organisations syndicales ont convenu de se réunir à nouveau le 29 janvier pour poursuivre leurs négociations.