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Renault-Nissan: pourquoi les négociations sur la refonte de leur alliance ont trainé en longueur

Valentyn Ogirenko

Les négociations entre Renault et Nissan sur le rééquilibrage de leur alliance ont duré des mois et ont été âpres pour arriver à une relation égale. Reste à savoir si les deux constructeurs vont désormais parvenir à travailler ensemble.

Jusqu’au bout, Nissan aura douté de la bonne foi des Français. Pendant des mois, le "partenaire" japonais a fait courir Renault, trompant les espoirs d’un dénouement rapide des pourparlers engagés par Luca de Meo, directeur général de Renault, et appuyés par son président Jean-Dominique Senard pour une nouvelle Alliance.

Au sortir de l’été, ces derniers pariaient encore sur un accord à l’automne. Luca de Meo en particulier estimait que son projet de réorganisation de Renault en deux entités, l’une thermique et hybride (Horse), l’autre électrique (Ampère), devait permettre de faire repartir l’Alliance sur des bases solides. Puis il espèrait un dénouement des négociations d’ici fin 2022. Mais il se montrait trop optimiste et, déçu, laissait le volant des négociations à Jean-Dominique Sénard. Début 2023, après moults aller-retours des deux dirigeants à Yokohama, le président de la République française en personne entrait dans la danse. Le 9 janvier, Emmanuel Macron reçoit alors le Premier Ministre japonais Fumio Kishida à l’Élysée, officiellement pour préparer sa présidence du G7 cette année ; en aparté, selon nos informations, il s’emploie à rassurer son hôte sur les intentions de Renault. Ces assurances ont ultérieurement été doublées et couchées par écrit dans une lettre de Bruno Le Maire à son homologue du ministère de l’Industrie nippon, le METI, en des termes dépourvus de la moindre ambiguïté : oui aux droits de vote associés aux actions Renault détenues par Nissan ; oui au rééquilibrage des participations des deux groupes, de 15% chacun.

Pourtant, selon un proche des négociations, malgré toutes ces marques extraordinaires de conciliation, l’accord entre les deux constructeurs n’était toujours pas assuré une semaine plus tard, le 16 janvier, lorsqu’il a été présenté aux administrateurs externes du constructeur. Il aura fallu discuter âprement, jusque vers minuit, pour leur arracher le feu vert à l’”Alliance 2.0”. Et crever l'abcès.

L'entrisme du Ministre Macro[...]

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