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Renault-Nissan : les contrats de Rachida Dati et Alain Bauer ciblés par la justice

Une enquête a été ouverte par le parquet national financier concernant les contrats avec Renault-Nissan de Rachida Dati et Alain Bauer, expert en sécurité. Ils intervenaient en tant que collaborateurs extérieurs entre 2010 et 2013.

C’est l’une des conséquences inattendues de l’affaire Carlos Ghosn en France. A la suite de l’arrestation de son désormais ex-PDG en novembre, Nissan a demandé un audit indépendant. Le constructeur japonais a ensuite porté plainte auprès de la justice française le 17 avril. Dans son viseur : les contrats de certains consultants avec la structure néerlandaise Renault-Nissan BN. Une filiale dont l’utilisation des fonds sème le trouble : Carlos Ghosn aurait pu directement s’en servir pour faire profiter des proches.

Les contrats avec Renault-Nissan de deux personnalités intéressent particulièrement la justice : ceux de Rachida Dati et d’Alain Bauer, engagés en tant que consultants extérieurs entre 2010 et 2013 et rémunérés via Renault-Nissan BN. Le Parisien révèle qu’une enquête a été ouverte par le parquet national financier et confiée à l’Office anti-corruption pour "corruption de membres de l’Union européenne" et "abus de biens sociaux".

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Dati et Bauer se défendent

Rachida Dati a été rémunérée 600.000 euros pour développer Renault-Nissan en Afrique et au Proche-Orient. L’eurodéputée a également perçu 2 millions d’euros d’honoraires. Aucune somme n’est évoquée concernant Alain Bauer, expert en sécurité qui a prodigué ses conseils à Renault-Nissan entre 2011 et 2012. Mais "la réalité des travaux du (consultant) n’a jamais été démontrée" selon Nissan dans sa plainte.

Tous les deux se défendent face à ces accusations. "J’ai été rémunérée comme avocate et non consultante de 2010 à 2012, de façon forfaitaire : 300.000 euros par an. Tous les contrats ont été validés par le commissaire aux comptes et le directeur juridique Monsieur Husson. À chaque réunion de travail, il y avait soit Carlos Ghosn, soit Christian Husson, soit la secrétaire générale Mouna Sepehri", assure Rachida Dati au Parisien. Ces rémunérations auraient été déclarées à la Haute autorité de transparence de la vie publique, comme

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