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Renault met en vente la Fonderie de Bretagne pour faire des économies

·2 min de lecture

Le groupe Renault va sacrifier La Fonderie de Bretagne pour son plan d'économies et cherche un repreneur pour cette usine du Morbihan, où travaillent quelque 350 salariés.

La direction du groupe a confirmé jeudi 11 mars au Comité social et économique (CSE) de la Fonderie de Bretagne qu'elle cherchait un repreneur. Il lui paraitrait "plus à même de pérenniser les activités et les emplois", explique Renault dans un communiqué.

Déjà en difficulté, et plombé par la crise sanitaire, le constructeur français avait annoncé début 2020 un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans, qui prévoit 4.600 suppressions d'emplois sur 48.000 en France, et plus de 10.000 hors de France. Il a annoncé début 2020 un milliard d'économies supplémentaires. Pour traverser la crise, le groupe a également eu droit à un prêt bancaire de cinq milliards d'euros garanti par l'Etat français.

Une cession bis

Installée à Caudan dans le Morbihan depuis 1965, la Fonderie de Bretagne fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d'échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesse. Elle fait travailler 350 salariés.

Renault avait déjà revendu la Fonderie en 1999 à Teksid-Fiat, avant de la reprendre en 2009. L'Etat et les collectivités locales avaient accompagné cette reprise à hauteur de cinq millions d'euros "pour le maintien de l'emploi".

Le président de Renault Jean-Dominique Senard avait évoqué au printemps 2020 cette usine bretonne qui n'avait "pas vocation à rester dans le groupe Renault". A l'été 2020, le constructeur a demandé une revue stratégique de l'usine au cabinet Advancy.

"Cette analyse conclut que le site doit diversifier ses activités et poursuivre la réduction de ses coûts de production", a expliqué jeudi la direction de Renault, citant "les évolutions de l'automobile vers des véhicules plus légers, la concentration des acteurs dans le secteur des fonderies et le déploiement du plan d'économie du groupe".

"Trahison"

"Ce n'est pas une surprise mais c'est une trahison", a déclaré à l'AFP le délégué CGT Maël Le Goff, à la sortie du CSE. "Ce qui nous dégoûte dans cette histoire, c'est que les salariés ont tout fait p[...]

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