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Renault-Fiat : un projet de fusion qui laisse l'allié Nissan sur le banc de touche ?

Nissan n'a pas eu connaissance des détails du projet de fusion entre Renault et Fiat Chrysler. La pilule est amère pour le constructeur japonais, embarqué à son insu dans ce mariage.

Nissan, muet, encaissait le coup lundi après l'annonce d'un projet de fusion entre son partenaire français Renault et l'italo-américain Fiat Chrysler (FCA) : "Nous sommes toujours ouverts aux discussions constructives pour renforcer l'alliance", a laconiquement déclaré le patron du groupe, Hiroto Saikawa, tentant de faire bonne figure face aux journalistes qui l'interrogeaient sur le pas de sa porte. Mais selon une source proche de la compagnie, "Nissan n'a pas été impliqué dans ce dossier", et quelques heures après l'officialisation de la proposition faite par FCA à Renault, le constructeur n'avait toujours pas réagi, se murant dans le silence.

Au siège de Yokohama, on s'étonne en coulisses de ne pas avoir eu connaissance des détails du projet, alors que Renault et Nissan sont unis depuis 1999. Pour certains au sein du groupe nippon, c'est là une nouvelle détérioration de la confiance, déjà entamée par l'attitude de Renault qui a remis en avril sur la table le dossier d'intégration de l'alliance, ignorant les réticences de Nissan. "Nissan semble avoir été tenu à l'écart, ce qui n'est pas agréable pour le groupe et pourrait créer une méfiance inutile", a commenté pour l'AFP Satoru Takada, analyste du cabinet d'études TIW. Les deux dirigeants de Renault, Jean-Dominique Senard et Thierry Bolloré, sont attendus mercredi au Japon pour un conseil opérationnel de l'alliance, dont l'ambiance risque d'être pesante.

>> A lire aussi - Renault-Fiat : l'idée d'une fusion emballe les analystes (et Rome)

"Plus la priorité"

Depuis l'arrestation en novembre à Tokyo du bâtisseur de l'alliance Carlos Ghosn sur des soupçons de malversations financières mises au jour par une enquête interne de Nissan, rien ne va plus entre les deux partenaires. Les rancoeurs et frictions ont toujours existé, mais la présence à leur tête d'un seul et tout-puissant patron, M. Ghosn, avaient permis jusqu'ici de les contenir. Cette fois, Renault signale clairement à Nissan "qu'il n'est plus aussi important à ses

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