La bourse est fermée
  • CAC 40

    6 742,25
    -11,72 (-0,17 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 977,90
    -6,60 (-0,17 %)
     
  • Dow Jones

    34 382,79
    -12,22 (-0,04 %)
     
  • EUR/USD

    1,0540
    +0,0011 (+0,11 %)
     
  • Gold future

    1 812,40
    -2,80 (-0,15 %)
     
  • BTC-EUR

    16 136,12
    -57,99 (-0,36 %)
     
  • CMC Crypto 200

    404,07
    +2,65 (+0,66 %)
     
  • Pétrole WTI

    80,16
    -1,06 (-1,31 %)
     
  • DAX

    14 529,39
    +39,09 (+0,27 %)
     
  • FTSE 100

    7 556,23
    -2,26 (-0,03 %)
     
  • Nasdaq

    11 463,78
    -18,67 (-0,16 %)
     
  • S&P 500

    4 066,04
    -10,53 (-0,26 %)
     
  • Nikkei 225

    27 777,90
    -448,18 (-1,59 %)
     
  • HANG SENG

    18 675,35
    -61,09 (-0,33 %)
     
  • GBP/USD

    1,2286
    +0,0029 (+0,24 %)
     

Renationalisation d'EDF: chronique d’un gâchis politico-industriel

STF / AFP

Avec un parc nucléaire tournant comme une horloge, EDF a longtemps été un fleuron industriel. Mais aujourd’hui rien ne va plus. La faute aux coups de boutoir de Bruxelles et aux injonctions contradictoires de l’Etat. Seulement ?

Aura-t-on de l’électricité à Noël? La grève qui s’est déroulée entre mi-septembre et mi-octobre à l’initiative de la CGT dans une dizaine de centrales nucléaires a relancé cette question lancinante au moment où la moitié du parc était déjà à l’arrêt. Au plus fort du conflit, le gestionnaire du réseau de transport RTE estimait qu’"une prolongation du mouvement social aurait des conséquences lourdes au cœur de l’hiver".

En clair, le pays pourrait manquer d’électricité en janvier et février prochains, au moment où il en aura le plus besoin. "Avec cette grève, la CGT a cherché à établir un rapport de force, indique Stéphane Sirot, historien du syndicalisme. EDF, c’est sa maison. La centrale syndicale fut à l’origine de la création de la société en 1946. Et trois quarts de siècle plus tard, elle se considère toujours comme comptable de ses résultats." Issue de la nationalisation des industries électriques et gazières, sous l’égide de Marcel Paul, ministre communiste de la Production industrielle, EDF est une entreprise à part.

Quand EDF était encore un fleuron d'industrie française

L’électricien traverse aujourd’hui la plus grave crise de son histoire. Mais pendant longtemps il a été un fleuron industriel, un symbole de l’excellence française. "EDF a modernisé le pays par l’électricité et l’a sauvé à deux reprises de la déroute", rappelle Alain Beltran, historien de l’entreprise. La première, ce fut après-guerre avec la construction d’un parc de centrales thermiques et de barrages hydrauliques, le plus emblématique étant celui de Tignes en Savoie dont les eaux ont entièrement recouvert l’ancien village. La seconde, ce fut après le choc pétrolier de 1973 quand, sous l’égide de Georges Pompidou, Pierre Messmer et Marcel Boiteux, directeur général d’EDF, la France s’est dotée en une vingtaine d’années de 58 réacteurs nucléaires.

Des réacteurs qui ne sortent pas de nulle part. En 1957, une première centrale nucléaire de technologie graphite-gaz du Commissariat à l’énergie [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi