La bourse est fermée
  • Dow Jones

    33 919,84
    -50,63 (-0,15 %)
     
  • Nasdaq

    14 746,40
    +32,49 (+0,22 %)
     
  • Nikkei 225

    29 839,71
    -660,34 (-2,17 %)
     
  • EUR/USD

    1,1730
    +0,0003 (+0,02 %)
     
  • HANG SENG

    24 221,54
    +122,40 (+0,51 %)
     
  • BTC-EUR

    34 970,02
    -2 300,97 (-6,17 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 022,01
    -41,84 (-3,93 %)
     
  • S&P 500

    4 354,19
    -3,54 (-0,08 %)
     

Relocaliser, c'est possible, mais il faut s'accrocher

·2 min de lecture

En Alsace, la société Emanuel Lang a relancé la filature de lin française. Applaudie par les habitants, et les élus locaux, cette relocalisation reste fragile et l'usine ne se développe que grâce aux aides publiques.

"C'est bien d'avoir de l'emploi qui se développe dans la ville. Tout le monde ne peut pas aller travailler à Bâle, de l'autre côté de la frontière." Comme Nathalie, qui tient la boulangerie salon de thé d'Hirsingue, les habitants de la petite commune située à une heure de route de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, observent la renaissance fragile de la filature de lin Emanuel Lang. Avec sa grande cheminée nostalgique, l'usine textile a employé jusqu'à 1 000 ouvriers localement, avant que les marques de prêt-à-porter ne décident de s'enfuir vers les pays à bas coûts. "Ma mère y a travaillé toute sa vie, dès son plus jeune âge. Et ma sœur y a aussi été employée", se souvient Fernande, qui tond un carré de pelouse, face à sa maison, au cœur de la ville.

Lire aussi

Aujourd'hui, bien plus modestement, une trentaine de personnes s'affairent sur les bobinoirs, les machines à tisser et une craqueuse, qui étire les fibres de lin. "Nous allons continuer d'embaucher une dizaine de personnes par an, jure Pierre Schmitt, président de la société. D'ici quatre ou cinq ans, nous serons une centaine et l'activité occupera l'intégralité des deux hectares et demi du site." Les machines accéléreront alors la cadence pour livrer des clients comme Agnès B et Massimo Dutti. Mais l'usine produira aussi en quantité industrielle des matériaux composites novateurs, à base de lin, projette Pierre Schmitt. Quelque 5 000 mètres de cette composition, qui se dessine comme une alternative à la fibre de verre, ont déjà été livrés au chantier naval breton IDB-marine, pour des coques de voiliers.

Petit Fort Chabrol

Ancien cadre de DMC, Pierre Schmitt, 68 ans, collectionne depuis plus de dix ans les reprises d'entreprises en difficulté du textile, dans l'est de la France. Il a démontré qu'il ne manquait ni de projets ni de bagout - et qu'il n'était pas non plus dénué d'un certain panache. La société Virtuose, devenue depuis Emanuel Lang, a ainsi été préservée en 2013 en transformant l'usine d'Hirsingue en p[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles