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Relance : le chèque aux ménages attend une signature

·2 min de lecture

Le chef de l’Etat planche sur les aides à la consommation pour les familles modestes. Objectif : muscler la reprise.

Protéger. C’est l’un des maîtres mots de l’exécutif en ce début d’année marqué par la persistance de la crise sanitaire et économique. Pour son premier déplacement, le 5 janvier, Emmanuel Macron a d’ailleurs choisi de visiter une caisse d’allocations familiales, qui lance un nouveau dispositif de lutte contre les pensions alimentaires impayées. Le président ne cesse de muscler sa « jambe gauche » et multiplie les mesures de soutien aux ménages. Les services de l’Etat planchent notamment sur la création d’un chèque alimentaire pour aider les plus modestes à acquérir des produits de qualité (agriculture bio, circuits courts…). Une mesure proposée par la Convention citoyenne pour le climat, à laquelle le président a donné son feu vert en fin d’année.

Addition colossale

L’idée de verser un chèque aux ménages pour les aider à consommer a été soutenue par les experts. Le Conseil d’analyse économique (CAE), rattaché à Matignon, a été le premier à défendre, dès juillet, la création d’un bon d’achat ciblé sur les biens et services liés à la transition écologique, prévoyant une enveloppe de 2 milliards d’euros. Son patron, Philippe Martin, cheville ouvrière du programme d’Emmanuel Macron, a ensuite récidivé en corédigeant une note pour le think tank de gauche Terra Nova, le 9 décembre. Cette fois, le « chèque vert » prend la forme d’un bon de 300 euros versé à 15 millions de personnes, pour 4,5 milliards. Puis, c’est le très libéral Institut Montaigne qui a proposé son chèque consommation, à dépenser dans des secteurs prioritaires (alimentation, hôtellerie-restauration…). Il concernerait moins de personnes (6,6 millions), mais son montant serait bien plus élevé (450 euros par trimestre). Soit une addition colossale de 12 milliards.

Pour justifier ce coup de pouce, les économistes mettent en avant l’équité. Certes, les mesures budgétaires, notamment le chômage partiel, ont largement atténué les effets de la crise sur les ménages. Le pouvoir d’achat n’a ainsi que très peu recu[...]

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