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Le recyclage de l’urine pourrait rendre les villes africaines productrices d’engrais

Bachirou Bodo

Une étude portant sur le cycle de l’azote dans deux villes africaines, Ouagadougou et Maradi, démontre d’importantes pertes de nutriments qui pourraient servir à l’agriculture locale.

Des puits sans fonds. Tous les ans, des milliers de tonnes d’azote, de phosphore, de potassium partent des vessies humaines dans les eaux ou dans l’atmosphère des villes africaines alors que ces nutriments pourraient être récupérés et utilisés comme engrais pour l’agriculture locale qui en manque cruellement. C’est ce gaspillage que documente une étude menée par l’unité de recherche "recyclage et risque" du Cirad sur deux villes sahéliennes, travail que vient de publier Regional Environmental Change.

Maradi, troisième ville du Niger et Ouagadougou, capitale du Burkina Faso sont des villes au fonctionnement très similaire même si la première dépasse les 400.000 habitants quand la seconde atteint les 2,8 millions d’habitants, 3 millions même en comptant les agglomérations voisines. Ces communes enflent de 4% par an par leur seule démographie et Ouagadougou atteint même les 7% de croissance annuelle en comptant l’exode rural. Les chercheurs se sont intéressés au fonctionnement organique de ces zones urbaines. Que consomment-elles ? Où vont les déchets qui en résultent ? Il s’agit ainsi de mieux comprendre le cycle de l’azote. Ce nutriment est en effet absorbé par les plantes qui sont ensuite consommées par les humains, lesquels rejettent principalement par leurs urines ce composé chimique.

Une agriculture urbaine très présente

Le régime alimentaire de Maradi et de Ouagadougou est similaire. On y consomme principalement du sorgho, du maïs et du millet - cultures provenant d’une agriculture dépendante des quatre mois de saison des pluies, de juin à septembre -, de niébé et d’arachide - deux plantes qui sont cultivées tout au long de l’année dans des jardins et petites exploitations ayant la possibilité d’irriguer leurs terres. Moins de 10% de la nourriture est importée. En croissance exponentielle, le tissu urbain de ces villes sahéliennes garde des enclaves d’agriculture urbaine qui fournissent une production très locale mais le bassin d’approvisionnement en nourriture [...]

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