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"Pas de raison de s'inquiéter des écarts de taux d'intérêt en Europe", selon l'Allemagne

Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a estimé jeudi qu'il n'y avait "pas de raison de s'inquiéter des écarts de taux d'intérêt en Europe", réagissant aux craintes d'une fragmentation du marché de la dette souveraine en zone euro.

"Nous assistons à une augmentation des écarts de taux entre les États membres. Mais il n'y a pas de raison de s'inquiéter (...) L'union économique et monétaire est stable", a déclaré Christian Lindner, avant une réunion avec ses homologues de l'UE à Luxembourg.

"Il n'y a aucune raison d'être nerveux parce que les primes de risque, les spreads, sont un peu plus élevés qu'ils ne l'étaient il y a quelques mois", a-t-il martelé.

Le ministre allemand a appelé à rompre avec la politique de dépenses publiques généreuses adoptée depuis le début de la crise du coronavirus en 2020. "Nous devons tous revenir à des finances publiques saines. Nous devons réduire nos déficits. Nous avons besoin d'un chemin fiable vers la réduction de la dette dans tous les États membres, y compris l'Allemagne", a-t-il souligné.

La perspective d'une remontée des taux de la Banque centrale européenne (BCE), destinée à contrer l'inflation, a mis le feu aux poudres sur les marchés, avec une envolée des taux de certains pays de la zone euro, au point que l'institution monétaire a dû s'employer mercredi à rassurer les investisseurs.

Les taux d'intérêt des pays les plus endettés, notamment ceux de l'Italie particulièrement surveillés, ont augmenté beaucoup plus que le taux allemand de référence (le Bund), signe de la défiance des investisseurs.

Le taux italien à dix ans a dépassé lundi les 4%, un niveau plus vu depuis huit ans, alors qu'il était encore à 0,50% à l'été 2021. L'écart avec le Bund s'est creusé à 2,50 points de pourcentage. Ces chiffres font craindre une nouvelle crise de la dette en zone euro après celle de 2011/2012.

La BCE a décidé de tenir une réunion exceptionnelle mercredi pour montrer sa détermination à contrer tout dérapage des taux en zone euro et toute panique sur la dette italienne. À l'issue, l'institution de Francfort a confirmé qu'un nouvel instrument "anti-fragmentation" serait conçu et a chargé ses équipes "d'accélérer" son élaboration, sans toutefois donner de détail sur cet instrument ni sur son calendrier d'adoption.

L'institution relèvera, lors de sa prochaine réunion du 21 juillet, ses taux directeurs de 25 points de base, après avoir arrêté ses achats nets d'actifs. Sa présidente Christine Lagarde a aussi prévenu qu'il y aurait une nouvelle série de hausses des taux à partir de septembre.

Ce changement de cap s'accompagne d'un risque de fragmentation sur le marché de la dette souveraine en zone euro, qui ferait que les Etats européens emprunteraient à des niveaux très divergents, ceux jugés les plus fragiles étant pénalisés car les investisseurs réclament de plus fortes primes de risques.

La ministre espagnole de l'Economie s'en est inquiétée jeudi. "L'action de la BCE vise clairement à assurer la stabilité financière dans la zone euro et à éviter tout risque de fragmentation, et cela devrait être notre priorité dès maintenant dans un environnement de volatilité et d'instabilité causé par la guerre de Poutine contre l'Ukraine", a déclaré Nadia Calvino à Luxembourg.

"Cette intention, confirmée par la BCE, de s'attaquer au risque de fragmentation de la politique monétaire est très importante", a également estimé le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni. "C'est rassurant pour les marchés. Et bien sûr, nous devons également éviter de croire que la politique monétaire peut à elle seule résoudre la situation", a-t-il ajouté.

"Nous devons adopter des politiques budgétaires prudentes, en particulier pour les pays dont la dette est élevée, nous devons nous concentrer sur les réformes, les investissements", a-t-il prôné.

aro/mad/er

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