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Le rachat de Twitter par Elon Musk, une mauvaise nouvelle pour la démocratie?

UPI/Newscom/SIPA

Défenseur d'une vision "absolutiste" de la liberté d'expression, Elon Musk va contrôler, avec Twitter, le plus grand mégaphone de la planète. Pour le plus grand bien de la démocratie? Rien n'est moin sûr...

Pour la démocratie, le pire n’est pas certain. Il peut s’en passer, des choses, avec le rachat de Twitter par l’homme le plus riche du monde. Par exemple, Elon Musk pourrait rapidement décider de ne pas changer grand-chose et de laisser en place des garde-fous limitant les contenus les plus inacceptables, sous peine de voir fuir les usagers par millions. "Une plateforme permettant aux gens de diffuser des injures misogynes et racistes (…) perdrait rapidement ses annonceurs, ses partenaires commerciaux et ses sponsors, ce qui en ferait une coquille non viable, commercialement, en l’espace de quelques mois", confiait en avril au Washington Post Imran Ahmed, fondateur du Center for Countering Digital Hate ("Centre pour contrer la haine numérique").

Mais il pourrait aussi s’entêter et aller au bout de sa vision. Propriétaire à 100% d’une entreprise qui n’est plus cotée en bourse, le milliardaire n’a de compte à rendre à aucun autre actionnaire. Et il a déjà indiqué, en avril dernier, que le profit n’était pas sa motivation principale: "Ce n'est pas un moyen de faire de l'argent (…). Je ne me soucie pas du tout de l'aspect économique." Il est donc possible, sinon probable, que le monde doive apprendre à vivre avec les velléités libertaires de cet "absolutiste de la liberté d’expression". Prière d’attacher les ceintures.

Que propose Musk? Il l’a précisé dès le printemps, dans une conférence TED: "Par 'liberté d'expression', j'entends simplement ce qui correspond à la loi. Je suis contre la censure qui va bien au-delà de la loi. Si les gens veulent moins de liberté d'expression, ils demanderont au gouvernement d'adopter des lois à cet effet. Par conséquent, aller au-delà de la loi est contraire à la volonté du peuple." La loi, toute la loi, rien que la loi. Simple et logique! En cadrant ainsi le débat, Elon Musk s’inscrit dans la longue tradition techno-libertaire de la Silicon Valley, selon laquelle la technologie est un instrument de libération idéalisé, un outil parfait[...]

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