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La révolution digitale crée de nouveaux prolétaires

·2 min de lecture

TRIBUNE - En amont du Printemps de l’Economie, créé en 2012 par Pierre-Pascal Boulanger en partenariat avec Challenges, et qui aura lieu du 12 au 15 octobre à Paris, Jérôme Pimot, syndicaliste et ex-livreur à vélo, président du Collectif des livreurs autonomes de plateformes (Clap), livre dans cette tribune sa vision du modèle Uber ou Deliveroo, qui remet en cause toute la législation du travail.

Les plateformes d’emploi de type ou remettent en cause tous les fondements de notre modèle social. Et en particulier toute la législation du travail qui, au travers du code du travail et de la jurisprudence, a permis de fixer des règles, des droits et des protections aux travailleurs. Avec son statut d’indépendant, et son régime fiscal d'auto-entrepreneur, le livreur Uber Eats ou Deliveroo se retrouve . Pour lui, ni durée maximale de travail ni rémunération horaire minimale ! Ses conditions de travail, hyper physiques et dangereuses, sont régies par des algorithmes sur lesquels il n’a aucune prise.

La révolution digitale, loin de réduire la pénibilité du travail, au contraire, l’augmente et crée de nouveaux prolétaires. Pour gagner leur vie, les livreurs doivent rouler toujours plus pour compenser les baisses de tarifs imposées par les plateformes. Résultat, les livreurs prennent toujours plus de risques – en cramant notamment tous les feux rouges – pour gagner la moindre seconde soit le moindre centime. Cette détérioration des conditions de travail a conduit à une modification de la sociologie des livreurs. Au début, il y avait beaucoup d’étudiants, et de chômeurs en quête de revenus complémentaires. Aujourd’hui, les livraisons sont massivement faites par des jeunes sans aucune qualification ou des migrants, souvent sans-papier, qui sous-louent les comptes de livreurs contre rémunération.

Croissance effrénée

Cette activité de livraison aurait-elle pu se développer sous le régime du salariat ? Certainement. Avant la révolution digitale, des chaînes de pizzeria proposaient bien , en embauchant des livreurs en CDD ou en CDI à temps très partiel. Les conditions de travail de ces jeunes n’étaient certainement pas exemplaires, mais ils bénéficiaient néanmoins de protections bien supérieures. En revanche, il est évident que ces plateformes n’auraient jamais pu connaître une expansion aussi rapide sans s’affranchir du code du travail. En France, l’invention du régime des[...]

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