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"La République, ce n'est pas lui", l'édito de André Comte-Sponville

JOEL SAGET / AFP

Edito: au-delà du programme de la NUPES, c'est la personnalité elle-même de Jean-Luc Mélenchon qui tourmente. L'édito d'André Comte-Sponville

Ce n'est pas seulementqui m'inquiète; c'est Mélenchon lui-même. Trop de passion, d'emportement, de colère, d'autoritarisme, trop de goût pour les extrêmes et les dictateurs. Il s'en vantait naguère: "Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas", proclamait-il fièrement en 2010. Il se fait aujourd'hui plus mesuré, du moins en apparence. Mais le fond demeure. V

Voyez comme il dirige La France insoumise, sans démocratie interne, sans autre instance de décision que lui-même, sans débats, sans votes. "LFI n'est pas un parti mais un mouvement, se justifie-t-il. Ce mouvement n'est ni horizontal ni vertical, il est gazeux. Son but n'est pas d'être démocratique mais collectif." C'est bien commode. Voyez comme Mélenchon dirige LFI, sans autre instance de décision que lui-même.

Parmi les "principes de La France insoumise", tels qu'affichés sur son site, on lit notamment ceci: "Les prises de décisions par consentement sont privilégiées afin d'éviter les écueils liés aux clivages et aux mises en minorité." Consentement à quoi? A ce que décide Mélenchon, voire à sa personne elle-même! Dans un entretien publié dans Le 1, il déclarait tranquillement: "Quand on nous demande où est la direction, ça peut vous paraître étrange, mais il n'y en a pas." C'est ce qu'on appelle en psychanalyse une dénégation: avouer inconsciemment une réalité ( "c'est moi qui dirige") en la niant ("il n'y a pas de direction").

"Aspect autoritaire"

On comprend l'indulgence de Mélenchon pour les dictateurs, de Robespierre à Poutine, voire sa sympathie ou son adulation pour plusieurs d'entre eux, de Castro à Maduro, en passant par Chávez ou Evo Morales. Même la Chine lui inspire plus de sympathie que les Etats-Unis: il "attend énormément de son leadership", croit savoir que "les Chinois n'aiment pas dominer", et va jusqu'à prendre leur défense à propos du Tibet, considérant qu'il ne s'agit nullement d'une invasion ou d'une occupation, mais bien d'un "événement à l'intérieur de la révolution chinoise[...]

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