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Réouvertures: un peu de la vie d'avant en attendant celle d'après

·4 min de lecture

La vie d'après le Covid n'est pas pour tout de suite, mais les Français ont hâte de retrouver un peu de celle d'avant, avec la réouverture mercredi de nombreux commerces ou lieux de culture, fermés depuis des mois.

La plus symbolique est celle des terrasses, malgré une météo capricieuse. Et de Rennes à Ajaccio, on frémit d'impatience.

"Je n'attends que ça!", sourit Eloïse, étudiante parisienne.

A Paris comme ailleurs, les cafetiers s'activaient mardi pour ressortir tables et chaises, tandis que les camions de livraison apportaient les fûts de bière. Mais malgré l'enthousiasme, rouvrir les terrasses ne va pas forcément de soi puisque ce sera sous conditions (tables de six, à 50% de la capacité).

"Remettre tout en marche pour quatre tables, est-ce que ça vaut le coup?", se demande Stéphanie Mathey, qui gère trois bistrots dans Paris.

La réouverture des terrasses est "un symbole, une étape fondamentale", a jugé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, lors d'une visite chez un restaurateur parisien. "L'économie française va se redresser", a-t-il voulu croire.

- 203 jours -

Après 203 jours de fermeture d'affilée qui les a mis en péril économique, cinémas, théâtres et musées pourront également rouvrir au public avec des jauges maximales de fréquentation.

"L'exposition attend le public depuis six mois, accrochée aux murs", assure Laurence des Cars, directrice du musée d'Orsay à Paris.

Autre réouverture encadrée, celle des magasins de vêtements et de jouets ou de certaines activités sportives. Emmanuel Macron se déplacera dans l'Aube mercredi pour rencontrer des jeunes et des bénévoles de clubs de foot et de tennis.

Pour autant, mercredi est loin de marquer un retour à la normale: appliqué sur tout le territoire depuis le 16 janvier à 18H00 puis 19H00, le couvre-feu sera seulement repoussé à 21H00, avant d'être décalé à 23H00 le 9 juin puis, si la situation sanitaire le permet, de disparaître le 30.

Pas encore question non plus de se passer du masque à l'extérieur. "Si la circulation du virus continue à baisser, ça va être rapidement envisagé", a promis le ministre de la Santé Olivier Véran, lundi soir sur BFMTV. Dans l'Ardèche, ce sera le cas dès mercredi, mais seulement dans les zones à faible densité de population, a annoncé la préfecture.

"On vit un événement unique depuis la grippe espagnole. Il n'y a pas de solution toute prête à sortir des tiroirs. On a tous tâtonné", a commenté sur France Inter l'expert suisse Didier Pittet, auteur d'un rapport sur la gestion de la crise. "La France était mal préparée. Ça s'est amélioré avec le (premier) déconfinement" il y a un an.

Les réouvertures de mercredi ont lieu au moment où l'épidémie recule nettement. Le taux d'incidence a chuté à 142 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur sept jours, contre plus de 400 début avril.

Cela se voit à l'hôpital, où le nombre de malades du Covid-19 atteignait moins de 23.000 lundi (22.749), au plus bas depuis octobre.

- Recul -

Le nombre quotidien de morts à l'hôpital de malades du Covid-19 était de 196 lundi, soit une centaine de moins que le lundi précédent. Au total, l'épidémie a tué jusqu'à présent quelque 107.850 personnes.

S'il s'agit en majorité de personnes âgées, cela peut aussi être des gens jeunes et sportifs, comme l'a rappelé le témoignage de Moundir, 47 ans, connu depuis son passage dans l'émission de télé-réalité "Koh Lanta" en 2003 et gravement atteint en mars.

"On ne ressort jamais indemne d'une réa (...). J'aimerais vous dire que je vais bien (mais) j'en chie à la rééducation" et "mes poumons sont sacrément endommagés", a-t-il assuré lundi soir dans l'émission "C à vous" sur France 5.

Parallèlement aux réouvertures, la France poursuit sa campagne de vaccination, après avoir atteint son objectif de 20 millions de premières injections de vaccins au 15 mai.

"Il va falloir rester à un plateau très haut dans les centres de vaccination pour tenir l'objectif des 30 millions d'injections à mi juin", a souligné le ministère de la Santé mardi.

Car les derniers chiffres confirment la désaffection du public envers le vaccin d'AstraZeneca, réservé aux plus de 55 ans en raison des risques rarissimes de thromboses graves. Dimanche soir, le taux d'utilisation des doses était de 92% pour Pfizer/BioNTech, 88% pour Moderna, mais seulement de 56% pour AstraZeneca.

Pour tenter de limiter les risques, l'exécutif promet aussi de revoir sa stratégie de repérage et d'isolement des personnes contaminées, jugée trop peu efficace par les spécialistes.

"Il faut qu'on arrive à faire une nouvelle évolution de ce tester-alerter-protéger de façon à capter les chaînes de contamination beaucoup plus vite que l'été dernier. La vaccination seule ne peut pas arrêter la contamination", reconnaît-on à l'Elysée.

bur-pr/may/caz

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