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En réorganisation, Thales Alenia Space s'adapte au (nouveau) marché satellitaire

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L'annonce avait secoué l'écosystème spatial toulousain. Au tout début de l'été 2019, Thales Alenia Space (TAS) annonce la suppression de 452 postes sur ses sites de Toulouse (2 600 salariés aujourd'hui, sur un total de 8 000 collaborateurs ndlr) et Cannes d'ici fin 2020, avec une répartition équitable sur chaque site. La raison ? Une baisse du chiffre d'affaires en 2017 et 2018 à cause d'un nombre de commandes de nouveaux satellites bien plus faible que les années antérieures. Mais pour Denis Allard, le directeur du site toulousain depuis novembre dernier, c'est plutôt une adaptation des compétences de ses collaborateurs aux nouveaux besoins du marché.

"Ce sont pour une partie des départs volontaires et pour l'autre de la mobilité au sein du groupe Thales. C'est un équilibrage des compétences par rapport à une situation de marché. Nous sommes dans une phase où le marché et la technologie évoluent avec des satellites de plus en plus numériques, composés de gros calculateurs. Nous avons donc besoin de compétences nouvelles en logiciel, big data et intelligence artificielle notamment", analyse le directeur toulousain.

Si "le plan suit son cours" six mois après son officialisation, parallèlement, des recrutements sont en cours pour acquérir ces nouvelles compétences. Pour autant, Thales Alenia Space refuse de communiquer sur les chiffres sur ses nouveaux collaborateurs et par conséquent le solde entre les départs et les arrivées dans ses rangs.

Deux nouvelles plateformes pour un renouveau

Avec l'appui de ses nouvelles compétences, TAS s'est fixée comme priorité de faire évoluer et donc d'adapter son offre pour répondre aux besoins des clients du marché (qui peuvent être aussi bien privés qu'institutionnels). Dès lors, le groupe industriel a mis au point la plate-forme Spacebus NEO.

"C'est une plateforme qui permet de concevoir des satellites à propulsion totalement électrique, permettant

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