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Les Régions contre Paris: la fronde des territoires ravivée par la crise

·2 min de lecture

SÉRIE LA FRONDE DES TERRITOIRES [1/9] - Effet secondaire de la crise du Covid, l'action verticale et hésitante de l'Etat a ravivé la fracture entre Paris et les 13 régions, où les barons locaux multiplient les initiatives. Une exception française et un enjeu majeur de la présidentielle.

Paris vs Province. » C'était l'affiche d'un gala de l'humour proposé en streaming le 4 mars dernier. « Les dimanches à Paris, ça n'a rien à voir avec ceux de province. Nous, on aime les belles côtes de bœuf avec des frites à la graisse d'oie, trois quilles de rouge, quatre, cinq… A Paris, c'est bruuuunch ! »

L'humoriste bordelais Maxime Gas-teuil fait un tabac. Gentiment moqueur : « Une salade de fruits dans un verre ? 20 euros ! » D'un côté les bons vivants un peu ploucs, mais authentiques, de l'autre des prétentieux ridicules, qui boivent du « cidre artisanal bio de pommes golden, gluten free, à 19 euros la bouteille ». L'animosité entre la capitale, supposément bourrée d'ambitieux surfaits, et les campagnes, peuplées d'hommes enracinés, durs à la tâche est un fantasme bien ancré dans l'imaginaire. Un folklore qui fait volontiers sourire.

Mais dans l'histoire de France, depuis la création d'un Etat central fort avec Philippe Le Bel (1268-1314), cette opposition a souvent pris un tour dramatique, avec des contestations violentes, des jacqueries. Aujourd'hui, on assiste à un rejet de Paris, qui n'est pas juste épidermique. Le mal-être des provinciaux, le ras-le-bol révélé par les « gilets jaunes », sont profonds. Et durable. Il révèle un sentiment de délaissement, d'abandon de la part de dirigeants enfermés dans leurs palais parisiens, loin de la vie réelle. Le passage à 80 km/h sur les routes secondaires, la taxe carbone ont été les déclencheurs de cette révolte.

Sentiment de déconnexion des Parisiens

« Ils sont vraiment complètement déconnectés à Paris pour décider de trucs pareils », commentaient les habitants de territoires privés à la fois d'autoroutes et de transports en commun.

La crise du Covid, avec une gestion hypercentralisée et sa cohorte d'absurdités technocratiques, a ravivé la défiance. La coupe est pleine. En dépit de la tentative d'Emmanuel Macron de pacifier les rapports de l'exécutif avec les élus locaux en nommant à Matignon un homme du terroir [...]

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