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Réforme des retraites : les mères de famille seront-elles vraiment toutes perdantes ?

Trouver les gagnants et les perdants de la réforme des retraites est souvent un exercice compliqué. En fonction des cas type choisis, la conclusion peut être plus ou moins positive. Dernier exemple en date : les mères de famille. Dans les préconisations du haut-commissaire, Jean-Paul Delevoye, remises cet été, figure l’instauration d’une majoration de 5% dès le premier enfant. L’objectif affiché est clair : revaloriser les droits accordés aux parents ayant eu un ou deux enfants. Aujourd’hui, un système de majoration existe déjà mais uniquement pour les familles nombreuses. La hausse de la pension est de 10 % pour trois enfants. Des trimestres supplémentaires existent aussi pour la naissance d’un enfant, dès le premier (8 dans le privé par exemple).

Faux, rétorque l’Institut de la protection sociale (IPS). Dans une étude remise ce mardi 26 novembre, le think-tank regroupant notamment des anciens et actuels présidents de caisses de retraite, présente des cas de mères de famille qui seront perdantes avec la mise en place du régime universel. Ils prennent ainsi le cas de Selma, mère d’un enfant qui a cotisé 152 trimestres sur un salaire moyen de 25.000 euros par an. Si elle part à la retraite à 62 ans, dans le système actuel, elle peut prétendre à une pension de 13.747 euros par an. Demain, dans le régime universel, et malgré la majoration de 5%, elle ne toucherait plus que 12.497 euros par an, soit une perte de 1.250 euros par an. La raison de ce recul ? “La majoration de 5% pour son enfant, ne va pas compenser le malus que Selma va subir sur sa pension du fait de la création d’un âge pivot à 64 ans”, analyse Bruno Chrétien, président de l’IPS.

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L’écart est encore plus flagrant pour des femmes ayant perçu pendant leur carrière des revenus plus conséquents. On trouve dans le rapport l’exemple d’une mère de famille ayant eu une carrière complète et un salaire de 40.000 euros par an. Dans ces conditions, l’IPS estime

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