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Réforme des retraites : des blocages partout en France en marge de la mobilisation

Plusieurs routes et gares étaient entravées par des actions de manifestants opposés à la réforme des retraites du gouvernement ce mardi 28 mars.
Plusieurs routes et gares étaient entravées par des actions de manifestants opposés à la réforme des retraites du gouvernement ce mardi 28 mars.

RÉFORME DES RETRAITES - Un dixième acte qui ne se fera pas sans perturbations. Gares, routes et universités bloquées, trafic aérien perturbé, déchets amoncelés : la France est constellée d’actions de protestation contre la réforme des retraites ce mardi 28 mars, synonyme de dixième journée de mobilisation à l’appel de l’intersyndicale.

Les autorités tablent sur un total de 650 000 à 900 000 manifestants ce mardi, dont 70 000 à 100 000 à Paris alors que 13 000 policiers et gendarmes -dont 5 500 ne serait-ce que dans la capitale- sont mobilisés, ce qui constitue un dispositif « inédit ».

Le HuffPost fait le point sur les perturbations observées à la mi-journée sur l’ensemble du territoire français en lien avec la réforme des retraites.

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  • Routes bloquées ou ralenties

Avant même le départ des cortèges, plusieurs villes de France subissaient déjà des actions contre le texte controversé du gouvernement. À Rennes, la circulation sur le périphérique a par exemple été perturbée par environ 400 personnes dès 7 heures du matin sur au moins six points de blocages, et par des feux, entraînant 45 km de bouchons à 8 h 30, selon la préfecture et Bison Futé. La circulation a partiellement pu reprendre après 10 heures du matin.

À Nantes, la circulation était aussi extrêmement perturbée en raison d’actions de protestataires sur le périphérique avec « plusieurs kilomètres de bouchons observés de part et d’autre » et une « tendance à l’aggravation », d’après Bison Futé.

À Caen, le périphérique a été coupé dans les deux sens par des manifestants. Et près de Chalon-sur-Saône, un barrage filtrant installé par quelques dizaines de manifestants sur un rond-point provoquait plusieurs kilomètres de bouchons, selon les forces de l’ordre.

  • Transports en commun touchés

Si les perturbations étaient déjà globalement connues pour la SNCF et la RATP, à Rennes, des manifestants sont entrés sur les voies SNCF et un feu sous un pont a également été observé. De quoi interrompre la circulation des trains sur la ligne Rennes - Saint-Brieuc, selon la préfecture. Le réseau de bus de la métropole est aussi affecté car le dépôt principal est bloqué par des manifestants, selon Star, le gestionnaire.

Une situation similaire a également eu lieu en fin de matinée à Paris, où des manifestants ont envahi les voies de la gare de Lyon. Selon BFMTV, ces cheminots opposés à la réforme des retraites se dirigeaient vers les ateliers de maintenance, où l’un de leur collègue a perdu l’usage d’un œil jeudi dernier lors d’une manifestation.

  • Les déchets s’accumulent à Marseille

À Marseille, même si les éboueurs ne sont toujours pas officiellement en grève, les déchets s’amoncellent dans plusieurs quartiers, et notamment sur l’avenue du Prado ou le Boulevard Perier, dans les quartiers cossus.

« Cette fois ce n’est pas un mouvement frontal (...) nous essayons de nous adapter face aux atteintes à notre droit de grève, les agents sont très créatifs », explique à l’AFP Véronique Dolot, de la CGT à la métropole, en rappelant les réquisitions lors du dernier mouvement contre la pénibilité, à l’automne.

Au Havre, environ 50 personnes poursuivaient mardi le blocage du centre dédié à l’épuration de l’eau et à la gestion des déchets, empêchant les employés de prendre leur poste ou de sortir les camions poubelles.

  • Trafic aérien interrompu dans plusieurs villes

Les aéroports de Montpellier et de Quimper ont vu leur trafic interrompu ce mardi matin en raison de la grève de contrôleurs aériens, selon la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC). La plateforme de Montpellier-Méditerranée a rouvert à 9 heures, tandis que celle de Quimper-Pluguffan restera fermée jusqu’à 14 heures, entraînant des retards.

L’administration avait demandé aux compagnies aériennes d’annuler préventivement mardi et mercredi 20 % de leurs vols à Paris-Orly, Marseille, Toulouse et Bordeaux.

Au-delà des aéroports, les arrêts de travail des aiguilleurs du ciel touchent les Centres en route de la navigation aérienne (CRNA, gestion des avions qui transitent par l’espace aérien français), entraînant des répercussions sur l’ensemble du trafic européen.

Ainsi, ce mardi matin, les aéronefs empruntant les zones gérées par les CRNA de Marseille et Reims subissent des délais pouvant être « élevés », soit supérieurs à 45 minutes, selon l’organisme paneuropéen de surveillance du trafic aérien Eurocontrol.

  • Lycées et universités bloquées

Au Havre, le lycée Claude Monet est bloqué par des lycéens, de même qu’à Rouen le lycée Jeanne d’Arc, selon la préfecture de Seine-Maritime. À Lille, le campus scientifique est fermé « par mesure de sécurité », selon l’administration, « bloqué » selon la Fédération syndicale étudiante et Sud. Même chose pour Sciences Po Lille fermé ce mardi.

Dans le Sud-Est, la faculté de Lettres à Nice est bloquée, selon la préfecture des Alpes-Maritimes. Et selon le rectorat Aix-Marseille, le lycée Mistral à Avignon ainsi que les lycées Thiers et Montgrand à Marseille sont bloqués.

Devant le lycée Thiers, le plus coté de Marseille, des conteneurs à poubelles entravaient les différentes entrées. Seuls les élèves de Terminales passant des épreuves du bac ou les élèves des classes préparatoires pouvaient entrer.

Selon le syndicat lycéen FIDL « plus de 500 lycées [sont] bloqués » ce mardi en France, contre 400 jeudi dernier à la même heure, selon un communiqué de presse.

  • Départ anticipé à Lille

À Lille, avant même la manifestation de 14 h 30, un cortège non déclaré s’est formé dans le centre-ville avant 8 heures, défilant devant le Conseil régional, la principale gare, avant de rejoindre un lycée mobilisé, ont indiqué des militants.

En conséquence, l’entrée principale de la gare de Lille Flandres a été temporairement fermée a indiqué la SNCF.

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