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Réforme des retraites : bataille politique autour de la gestion - et du magot - de l'Agirc-Arrco

Kenzo Tribouillard / AFP

A coup de 49.3, le gouvernement a fait passer la gestion de cette caisse de retraite complémentaire du secteur privé sous l'égide de la Sécurité sociale. De quoi déclencher l'ire de nombreux députés et du Medef, qui redoutent que les confortables réserves de l'Agirc-Arrco viennent renflouer un système général en déficit.

L'État va-t-il "taper" dans la caisse du très fructueux régime complémentaire de retraite Agirc-Arrco fort de 70 milliards d'euros de réserve ? C'est en tout cas l'inquiétude d'une quinzaine de parlementaires qui ont rallumé une banderille ce samedi dans les colonnes du Journal du Dimanche, estimant que le gouvernement veut se servir d'un régime privé bien géré pour faire face "au déficit persistant des comptes sociaux".

La sortie médiatique des élus - du LR Bruno Retailleau et Philippe Juvin, à la centriste Valérie Létard, au socialiste Jérôme Guedj, et même une élue du parti présidentiel Renaissance, Nicole Dubré-Chirat, conclut une quinzaine sous haute tension autour du magot de l'Agirc-Arrco.

Itinéraire chaotique à l'Assemblée nationale

Tout a commencé par une bataille à l'Assemblée nationale sur un article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) : celui-ci prévoyait qu'à partir du 1er janvier 2023, l'Ursaff gérerait les quelque 85 milliards de cotisations de la caisse privé versés par ses 44 millions d'adhérents.

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Au cœur du débat parlementaire, l'article a d'abord été sucré par les députés - sous l'impulsion de Charles de Courson, puis rétablit par le gouvernement avant d'être adopté dans le texte définitif imposé par le 49-3 d'Elisabeth Borne. "Persister sur ce projet qui ne présente aucune utilité réelle pour nos concitoyens serait une faute politique majeure", écrivent ces quatorze élus dans le JDD.

Seule concession faite par le gouvernement : repousser l'entrée en vigueur de 2023 à 2024. Une esquive qui lui sera impossible au Sénat, où le projet de loi sera examiné à partir de la semaine prochaine. Avec les mêmes arguments: "source de complexité et d'augmentation des coûts", ce chantier crée "le risque d'erreurs irréversibles dans le calcul des droits à retraite de chacun de nos concitoyens", selon les signataires de la tribune. Par ce "nouve[...]

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