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Référendum sur le climat: une querelle sémantique symbole de la lenteur française à se mettre en action

·2 min de lecture

EDITO - Mot le plus long de la langue française, anticonstitutionnellement pourrait devenir également le symbole linguistique de la lenteur française pour se mettre en action efficacement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

"Garantir la préservation" ou "préserver"? C’est sur cette importante querelle sémantique que , visant à inscrire dans la Constitution la protection de l’environnement, de la biodiversité, ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique. Au-delà des arrière-pensées politiques assez transparentes (d’un côté empêcher le président de la République de tenir une promesse faite aux conventionnels, de l’autre donner une image archaïque à la droite sénatoriale), on peut finalement se demander en quoi la constitutionnalisation de ces sujets est un service à leur rendre.

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La Charte de l’environnement, promulguée en 2005, a certes permis des avancées dans le droit français, notamment dans le domaine des achats publics, et elle a conforté les juges dans les contentieux environnementaux. Que l’on sache, elle n’a pas pour autant empêché la France de sortir de la trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre qu’elle s’est fixée elle-même, d’être épinglée maintes fois pour dépassement des seuils de pollution de l’air dans de nombreuses métropoles, ou encore d’accumuler un énorme retard dans ou la production d’énergies renouvelables. Tout comme "l’état d’urgence écologique et climatique" symboliquement voté en juin 2019 dans le cadre de la loi énergie et climat. La surenchère est facile, mais les festins en paroles sont rarement nourrissants!

C’est moins l’environnement qui a besoin de nous, que nous qui avons besoin d’un environnement sain

La décision toute récente de la Cour constitutionnelle allemande, équivalente de notre Conseil constitutionnel, donne à réfléchir sur le pouvoir que l’on peut donner aux mots. Certes, la Constitution allemande a bien intégré la lutte contre le changement climatique, mais la décision de la Cour, historique, se réfère tout d’abord à la loi de décembre 2019 fixant la trajectoire de baisse des émissions allemandes, qu’elle juge insuffisante. Dans leurs attendus enjoignant le gouvernement à redéfinir ses objectifs pour l’après 2030,[...]

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