La bourse ferme dans 2 h

Râleurs, divas, paranos... comment recadrer des collaborateurs difficiles

Les casse-pieds prolifèrent ! Et on ne sait pas toujours comment s'en dépêtrer. Entre explosion et passivité, il est des voies médianes à ciseler selon les profils. Démonstration.

"Ah oui, il y a des enquiquineurs que je ne suis pas près d'oublier, annonce en souriant le consultant expert en management Jean-Marc Boussidan. Ils m'ont donné bien du fil à retordre à l'époque !" Responsable d'équipes puis DG au sein de diverses sociétés de services high tech, Jean-Marc Boussidan a eu en effet à gérer toutes sortes de fauteurs de troubles : râleur, diva, anxieux, narcissique, manipulateur, cyclothymique, hargneux…

Des profils bien affirmés, la plupart du temps rétifs à l'autorité. "Tous ne sont pas des personnalités difficiles au sens médical du terme, commente Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre et consultant, auteur des Personnalités difficiles en entreprise (Pearson France, 2009), mais tous présentent un trait de caractère exacerbé, dérangeant pour le collectif. Ce sont en général des gens en quête de pouvoir, ce qui rend compliquée et parfois invivable, la relation aux autres." Recadrer efficacement ces excessifs exige doigté et fermeté. Explication en huit profils.

1. La grande gueule

Plutôt que de courir le risque d'avoir à se défendre, il commence par attaquer. "Il n'a pas confiance en lui et veut être reconnu par de hauts gradés plus que par son N + 1, analyse Jacques-Antoine Malarewicz. Il conteste tout ce qu'on lui propose et monte le ton pour masquer sa fragilité. En revendiquant sa capacité à se marginaliser du groupe, il trouve son identité." Electron libre, inventif, la grande gueule ne prend pas de gants lorsqu'elle l'ouvre. "Le risque pour le manager, c'est de bloquer sur la forme de ses propos très cash, du style “tous des abrutis” ou “vous n'avez rien compris”, explique le coach Jean-Dominique Zanus. Or il faut aller au fond des choses, car la grande gueule a le talent de mettre le doigt où ça fait mal et de détecter les failles."

La parade : Qu'il ait tort ou raison, laissez-le s'exprimer, écoutez-le, dites-lui que son avis est intéressant, qu'il sera étudié : branchez-le sur le mode logique. A défaut, vous risquez de rendre la situation ingérable. (...)

Lire la suite sur Capital

Ce contenu peut également vous intéresser :