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La question d'un retrait de l'armée française du Mali "se pose"

·2 min de lecture

La question d'un retrait de l'armée française du Mali "se pose" après le nouveau coup d'Etat à Bamako et dans l'éventualité de négociations entre la junte et les islamistes, déclare Emmanuel Macron dans un entretien au Journal du Dimanche.

La question d'un retrait de l'armée française du Mali "se pose" après le nouveau coup d'Etat à Bamako et dans l'éventualité de négociations entre la junte et les islamistes, déclare Emmanuel Macron dans un entretien au .

Dans cet entretien accordé pendant son déplacement au Rwanda et en Afrique du Sud cette semaine, le chef de l'Etat dit avoir fait part de son agacement aux dirigeants d'Afrique de l'Ouest après la mise à l'écart par la junte malienne du président de transition Bah N'Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, eux-mêmes arrivés au pouvoir après le putsch contre Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020. "Je leur ai passé le message que je ne resterais pas aux côtés d'un pays où il n'y a plus de légitimité démocratique ni de transition", dit Emmanuel Macron.

Evoquant de possibles négociations entre la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta, désigné vendredi président par intérim par la Cour constitutionnelle malienne, et les groupes djihadistes, le président français prévient qu'il s'agit d'une ligne rouge pour Paris. "L'islamisme radical au Mali avec nos soldats sur place?? Jamais de la vie?!", s'exclame-t-il. "Il y a aujourd'hui cette tentation au Mali. Mais si cela va dans ce sens, je me retirerai."

Intervention qui a débuté en 2013

La France est engagée militairement au Mali depuis son intervention en janvier 2013 contre les djihadistes qui s'étaient emparés du nord du pays, avec les opérations Serval puis Barkhane, qui compte environ 5.100 hommes, en plus des forces spéciales françaises et européennes de la mission Takuba récemment créée.

Malgré des "succès tactiques" vantés par l'état-major des armées et la mort de plusieurs dirigeants de groupes liés à Al Qaïda et à l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), l'insécurité reste forte dans le nord et le centre du Mali, où conflits intercommunautaires et lutte des djihadistes pour créer un califat s'entremêlent. "Je n'ai cessé, ces deux dernières années, de dire très clairement à notre armée de rester[...]

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