A quels profils s’adressent les contrats d’avenir ?

Les conseils de Caroline André-Hesse, avocate associée chez Altana.

C’était une promesse de campagne de François Hollande. C’est maintenant une réalité. Depuis le 2 novembre dernier, les entreprises peuvent signer les premiers contrats d’avenir. Cette nouvelle forme d’emplois aidés est destinée à lutter contre le chômage des jeunes les moins qualifiés en facilitant leur recrutement dans des activités présentant un caractère d’utilité sociale, environnementale ou avec un fort potentiel de création d’emplois. Selon les prévisions du gouvernement, 150 000 contrats d’avenir devraient ainsi être conclus à l’horizon 2014. Largement subventionnés par l’Etat, ils sont réservés en priorité aux jeunes sans emploi âgés de 16 à 25 ans, sans qualification ou peu qualifiés. A noter que les personnes handicapées dans la même situation peuvent accéder à ces contrats jusqu’à l’âge de 30 ans.

Un décret précise les conditions d’éligibilité : les candidats aux emplois d’avenir doivent soit être sortis sans diplôme du système de formation initiale, soit être titulaires d’un diplôme à finalité professionnelle de niveau CAP-BEP et avoir recherché un emploi sans succès pendant au moins six mois sur une période d’un an.

Un aménagement spécial est réservé aux jeunes issus des zones urbaines sensibles (ZUS), des zones de revitalisation rurale (ZRR), des départements d’outre-mer, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon. Dans leur cas, même ceux ayant atteint un niveau allant jusqu’au premier cycle de l’enseignement supérieur pourront postuler à des emplois d’avenir, à condition d’avoir rencontré des difficultés particulières dans l’accès à l’emploi se caractérisant par des recherches infructueuses pendant au moins douze mois sur une période de dix-huit mois.

Chaque bénéficiaire d’un contrat d’avenir, qu’il soit à durée déterminée ou indéterminée, fera l’objet d’un suivi personnalisé pendant son temps de travail. Au ...

... Lire la suite sur capital.fr