La bourse est fermée
  • Dow Jones

    31 029,31
    +82,32 (+0,27 %)
     
  • Nasdaq

    11 177,89
    -3,65 (-0,03 %)
     
  • Nikkei 225

    26 804,60
    -244,87 (-0,91 %)
     
  • EUR/USD

    1,0446
    -0,0079 (-0,75 %)
     
  • HANG SENG

    21 996,89
    -422,08 (-1,88 %)
     
  • BTC-EUR

    19 389,61
    -207,59 (-1,06 %)
     
  • CMC Crypto 200

    434,46
    -5,20 (-1,18 %)
     
  • S&P 500

    3 818,83
    -2,72 (-0,07 %)
     

Les quatre contraintes d'Elisabeth Borne à Matignon

Cette nouvelle Première ministre, elle fera l'un des métiers les plus difficiles qui soient: diriger un gouvernement et un pays, ce qui n'est déjà pas rien, mais sous une quadruple contrainte, qui complique sensiblement les choses.

Cette nouvelle Première ministre, elle fera l'un des métiers les plus difficiles qui soient: diriger un gouvernement et un pays, ce qui n'est déjà pas rien, mais sous une quadruple contrainte, qui complique sensiblement les choses. Il lui faudra tenir compte à la fois du président, dont elle dépend, du gouvernement, dont elle doit maintenir la cohésion, du Parlement, dont la confiance lui est nécessaire, et de quelque 48 millions d'électeurs, qu'il faut essayer de satisfaire ou de ne point trop mécontenter! Cela suppose un art de diriger, qui n'est pas sans rapport avec ce qu'on appelle, dans le monde ordinaire, le management.

Un directeur général, à la tête d'une entreprise, est lui aussi nommé plutôt qu'élu, il peut pareillement avoir au-dessus de lui un président, il doit faire avec son conseil d'administration (donc avec les actionnaires), animer son comité directeur, motiver ses salariés, satisfaire ses clients… Le dirigeant est d'abord un professionnel du désir de l'autre.

Il y faut dans les deux cas une certaine vision, qu'il faut savoir partager (avec le président) et surtout faire partager (par les Français ou les salariés). C'est le plus difficile. Pourquoi? Parce que la raison, qui nous est commune, n'y suffit pas: elle n'agit que sous l'impulsion des désirs, qui nous distinguent ou nous opposent. Aristote, qui est le plus rationaliste des Anciens, l'avait bien vu: le désir, non la raison, est "l'unique force motrice". Spinoza, qui est le plus rationaliste des Modernes, le confirme: le désir, non la raison, est "l'essence même de l'homme", ou plutôt (puisque nous n'avons pas tous les mêmes désirs) de chaque homme en particulier. Pas étonnant que nous nous opposions si souvent les uns aux autres! Tantôt c'est parce que nous ne désirons pas les mêmes choses (c'est ce qui oppose la gauche, qui veut d'abord l'égalité, et la droite, qui veut d'abord la prospérité), tantôt c'est parce que nous désirons les mêmes choses (par exemple le pouvoir ou l'argent), que [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles