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Quai d'Orsay: le jour où Giscard imagina une marque de cigares

·2 min de lecture

EN 1970, le jeune ministre des Finances ne fumait pas mais il souhaitait que la Seita crée un cigare de luxe français pour servir le rayonnement du pays.

C’est l’un des legs les moins connus de l’ancien président . Un cigare de luxe français. Enfin pas tout à fait français car il s’agit bien d’un cigare cubain, sinon on ne pourrait pas parler d’un cigare de luxe. La production de l’île castriste étant considérée comme le haut de gamme par les amateurs de cigares du monde entier. Y compris les ressortissants des Etats-Unis qui ne peuvent s’en procurer dans leur pays en raison de l’embargo toujours en vigueur depuis les années 1960.

C’est Antoine Bathie qui raconte. Il joue le rôle de l’historien mais surtout il dirige avec Maria Chacon, la société Coprova en France, qui distribue les cigares cubains. Il s’est penché sur la création de cette marque qu’il distribue et promeut à l’occasion du 45e anniversaire de Quai d’Orsay. “Au début des années 1970, Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’Economie et des Finances, écrit au directeur général du Service d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes (Seita): 'Créez-moi un havane qui aide nos diplomates à faire rayonner le prestige de la France!', intime-t-il. Selon lui, la France brille dans le monde entier par ses parfums, ses champagnes, ses foies gras, sa haute couture, mais il n’existe rien dans le tabac." A l'époque, sont beaucoup plus méconnus.

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En interne, le projet est baptisé "Connétable". Un vrai casse-tête pour la Seita. Son directeur général, Jean Sadrin, transmet le dossier au directeur commercial Michel Spire, qui le passe au responsable des produits nouveaux Henri Louppe, qui lui-même délègue au nouveau directeur commercial, l’ingénieur Gilbert Belaubre. Avec lui, tout change.

L’ homme n’est pas une sommité reconnue du marketing des marques de luxe, mais il prévoit d’emblée de faire fabriquer le nouveau cigare à la main, par les meilleurs rouleurs possibles, avec les meilleures feuilles de tabac du monde. Donc à Cuba. Pas question de tenter de lancer un cigare de luxe avec du tabac français et une fabrication à la machine dans la m[...]

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