La bourse ferme dans 45 min

Qu'est-ce qu'une dashcam, la caméra qui peut faire économiser jusqu'à 15% sur son assurance auto ?

Certaines assurances françaises proposent des réductions allant de 10 à 15% pour les clients qui s’équipent de dashcam.

Les dashcam sont en train de se populariser en France grâce à leurs nombreux avantages. À quoi servent ces petites caméras et à qui profitent-elles ? Explications.

Les dashcam sont des petites caméras embarquées que l’on installe dans sa voiture, pour filmer tout ce qu’il se passe en dehors de l’habitacle. C’est un mot-valise composé des mots dashboard, qui signifie tableau de bord, et caméra. Cet outil que l’on place donc sur le tableau de bord ou le pare-brise du véhicule permet de filmer tous ses déplacements en voiture.

Quel intérêt ?

Contrairement aux nombreux amateurs de sports extrêmes qui utilisent des caméras d’action, les dashcam ne sont pas faites pour filmer ses exploits sur la route. Elles permettent en cas de litige sur la route, par exemple un accident, de prouver que vous n’êtes pas en tort.

Au même cas que si vous êtes arrêté par la police pour une infraction sur la route, vous pouvez prouver ce qu’il s’est réellement passé si jamais vous n’avez pas réellement commis l’infraction. De plus, si lors d’un accrochage avec un autre automobiliste ce dernier prend la fuite, la vidéo vous permettra de relever sa plaque d’immatriculation.

Les assurances adorent

Si la dashcam semble donc être utile pour les automobilistes, surtout pour ceux qui ont connu des injustices lors d’accidents de la route, elle plait également aux assurances. Avec ce dispositif, les assureurs estiment que leurs clients, qui peuvent désormais avoir des preuves de leur bonne foi, seront plus responsables.

“Les assurés vont être plus prudents parce qu’il savent qu’ils sont filmés. La caméra va influencer leur comportement”, explique Julien Gigoi, directeur technique chez L’Olivier Assurance, à Franceinfo. À tel point que plusieurs assurances proposent désormais des réductions allant de 10 à 15% pour les assurés qui souhaitent s’équiper, à leurs frais, de ces caméras embarquées.

Comment ça fonctionne ?

Ces dashcam, qui coutent 30 euros pour les entrées de gamme et peuvent atteindre 300 euros, sont souvent reliées à l’allume-cigare et s’allument automatiquement dès que le contact du véhicule est enclenché. Grâce à un capteur gyroscopique, qui permet d’enregistrer tous les mouvements, s’il n’y a pas d’accrochage sur la route, l’enregistrement de la caméra sera automatiquement écrasé toutes les minutes, ou plus en fonction de votre caméra, ce qui évitera de remplir rapidement votre carte mémoire.

Au contraire, grâce à ce capteur, si un choc est ressenti, ou un virage rapide est détecté, la caméra embarquée enregistrera automatiquement l’action et pourra même l’envoyer directement sur votre ordinateur ou votre smartphone, en fonction de votre dashcam. Vous pouvez également intervenir vous-même manuellement et enregistrer le moment que vous souhaitez.

D’où ça vient ?

Les dashcam se sont popularisées en Russie dans les années 90. Une manière de lutter contre la corruption policière et les escrocs. De nombreux automobilistes russes se sont faits escroquer par des piétons qui se jetaient volontairement sur les capots des voitures afin de se faire renverser et obtenir des dommages et intérêts, ou même par des automobilistes qui reculent volontairement dans la voiture de derrière pour faire croire qu’ils se sont faits rentrer dedans.

Ces caméras sont également très présentes aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Corée du Sud, en Inde et à Taïwan. En France, il y aurait pour le moment que 35 000 voitures équipées de cette technologie, mais ce nombre pourrait très vite augmenter, comme le confie Pascal Chevalier, responsable commercial Europe de Nextbase, leader sur le marché des dashcam, au site actu.fr : “Le marché hexagonal a aussi du potentiel. D’ici deux à trois ans, on estime qu’il sera vendu 100 000 pièces chaque année”.

Ce que dit la loi

Les dashcam sont évidemment légales en France, mais attention à la diffusion de ces images. Tout le monde peut filmer ou photographier la voie publique, mais on ne peut pas faire ce que l’on veut de ces images. Selon les articles 226-1 et 226-2 du code pénal, les images sont filmées légalement si elles le sont depuis un lieu privé (une voiture), et ne concernent pas un lieu privé, et sont donc recevables juridiquement parlant.

En revanche, si les images sont rendues publiques, en étant par exemple diffusées sur YouTube, il est obligatoire de flouter ou cacher les personnes et les numéros de plaques d’immatriculation qui apparaissent sur l’enregistrement, si vous n’avez pas leur autorisation.

Ce contenu peut également vous intéresser :