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Qatar, McCourt... nos clubs de foot disent merci aux gogos étrangers

Jusqu’au printemps, personne n’avait entendu parler de sir Jim Ratcliffe de ce côté-ci du Channel. Mais les choses ont changé quand la première fortune britannique – 24 milliards d’euros selon le Sunday Times – a allongé 120 millions d’euros pour racheter l’OGC Nice. Pas grand-chose pour ce self-made-man qui a fondé le conglomérat pétrochimique Ineos (55 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018) ? Il s’agit néanmoins de la somme la plus élevée jamais lâchée pour reprendre une équipe de Ligue 1.

Et pourtant, ce n’est pas le plus extraordinaire : en quarante ans, les Azuréens ont décroché en tout et pour tout une troisième place au Championnat. Côté public, avec une moyenne de 20.000 personnes par rencontre, ce n’est pas la gloire non plus. Certes, les comptes de l’OGC Nice sont, bon an mal an, équilibrés. De là à signer un chèque pareil ! "Si investir dans un club de foot était toujours une décision rationnelle, on le saurait", s’amuse Jean-François Bourg, auteur de nombreux ouvrages sur le sport business. Bref, Jim Ratcliffe se serait tout bonnement offert une danseuse.

Le Britannique rejoint ainsi un peloton d’investisseurs étrangers qui en pincent pour notre foot : le fonds souverain qatari (PSG depuis 2011), un oligarque russe (Monaco, 2011), un businessman américain (OM, 2016), un financier luxembourgeois (Losc, 2017), un fonds d’investissement américain (Bordeaux, 2018). Galerie à laquelle il faut ajouter un fonds chinois qui détient 20% de l’Olympique lyonnais depuis 2016. Un riche Suisse, deux Chinois, un Luxembourgeois et un Américain ont, quant à eux, misé plus modestement sur des clubs de Ligue 2.

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Tous partagent le même funeste sort : ils ont investi massivement plus de 2 milliards d’euros en cumulé – et n’ont pas ramassé le moindre dividende. Le foot français est en effet structurellement déficitaire. Selon la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion), qui scrute leurs

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