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Comment sont protégées vos données de santé partagées sur Doctolib

Aujourd’hui, en deux clics, on prend un rendez-vous avec un médecin. Demain, en trois clics il pourra vous être proposé de renseigner antécédents, pathologies et éventuelles allergies ou intolérances médicamenteuses. Voilà le dernier projet de Doctolib qui collabore avec les médecins pour lancer un formulaire à remplir en ligne par les patients avant la consultation médicale. Mais ces petits gestes simples et rapides signifient-ils que le leader européen de l’e-santé connaît tout de l’état de santé et du parcours de soin des patients ? Est-il sans risque de partager nos données personnelles de santé sur un service en ligne piloté par une société privée ?

Sur les réseaux sociaux, Doctolib, a, à plusieurs reprises, dû justifier sa politique de protection des données à des internautes inquiets et sceptiques. Fin octobre, la société a même répondu à un médecin qui exprimait ses réserves quant au nouveau projet de la plateforme de lancer un questionnaire en ligne à compléter par les patients avant la consultation médicale. Doctolib affirme ne pas avoir accès aux données des patients car celles-ci sont la “propriété exclusive du praticien et de ses patients” et parce qu’elles sont “intégralement chiffrées”. Le 13 novembre, rebelote. Mis en cause par le journaliste reporter indépendant Gaspard Glanz, Doctolib a de nouveau précisé que “son concept est sûr”, car son service respecterait “100 % des règles en matière de protection des données”. Mais est-ce vraiment le cas ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre à quelles règles est soumise la plateforme.

Doctolib n’est pas habilité à héberger vos données personnelles de santé

Si les doutes persistent malgré les justifications de l’entreprise, faute de preuve matérielle, Doctolib est soumis à une législation très stricte. Tout d’abord parce que sa plateforme n’est pas habilitée, en France, à héberger des informations aussi sensibles que les données personnelles de santé. Depuis la “loi Kouchner” du 4 mars 2002,

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