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Promesse de retraite minimum à 1.000€ : pourquoi il faut s'en méfier

De nombreux futurs retraités ne profiteront pas de la hausse de la retraite minimum promise par le gouvernement.

C'est un des arguments massue du gouvernement pour vanter son projet. La réforme des retraites prévoit la création d'un nouveau minimum de pension, qui s'établira à 1.000 euros en 2022. Il sera porté à 85% du Smic net (1.036€ aujourd'hui) trois ans plus tard, et sera ensuite revalorisé comme le salaire minimum. Ce plancher commun remplacera ceux des différents régimes, qui ont chacun leurs propres règles pour calculer les pensions minimales. L'enjeu est d'importance : environ 17% des nouveaux retraités touchaient un minimum de pension en 2016 selon les chiffres de la Drees. De quoi parler de "révolution sociale", comme Edouard Philippe lors de son discours du 11 décembre dernier ? La mesure est en réalité moins avantageuse que le suggèrent les envolées de l'exécutif pour de nombreux futurs retraités. Marianne vous explique pourquoi.

Le nouveau plancher s'appliquera d'abord à l'ensemble de la retraite du salarié, pension complémentaire comprise. Il ne s'agit donc pas d'un simple relèvement du Minimum contributif (Mico), le minimum du régime général, comme le laissait penser le projet du gouvernement dévoilé en décembre. Le Mico s'établit aujourd'hui à 702,55€ par mois pour les retraités qui ont cotisé pendant au moins trente ans (120 trimestres). Si leur pension calculée selon la formule de base est inférieure, elle est augmentée pour atteindre ce montant.

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