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Le procureur général du Venezuela part en croisade contre le reggaeton

photo DAVID ESTRADA LARRANETA

Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a reçu le 5 septembre le soutien de plus de 200 personnalités engagées en faveur de l’insolite croisade qu’il entreprend depuis des semaines contre le reggaeton, l’un des genres musicaux les plus écoutés du pays.

Alors qu’il recevait une pétition pour la réglementation du reggaeton, conformément aux lois de protection de l’enfance, il a déploré que le genre ait “dégénéré” en un “spectacle commercial” qui fait l’apologie de la drogue et de la misogynie, d’après le média El Estímulo.

“C’est ce qu’écoutent les enfants dans les fêtes. Nous avons même vu avec étonnement des vidéos […] où l’on voit des filles de 2 ou 3 ans qui dansent le twerk, couchées par terre, en écoutant des chansons qui sont des odes au viol.”

Parmi les personnalités qui ont signé cette pétition, on trouve par exemple l’ex-présidente de la Radio nationale du Venezuela Elena Salcedo, ou le chanteur folklorique Iván Pérez Rossi et le musicien de salsa Cheo Linares, selon le site d’info Noticia al minuto.

“Pour moi, c’est un plan de domination”

Leur intention n’est cependant pas de bannir un rythme ou un son particulier, mais d’empêcher la diffusion du reggaeton dans des espaces publics, ou il pourrait être écouté par des enfants.

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S’il n’a pour l’instant annoncé aucune action légale, hormis la poursuite des directeurs des maternelles et des écoles primaires où des enfants danseraient le reggaeton, le procureur s’est dit inquiet des effets que peuvent avoir sur les mineurs les danses torrides et les paroles de chansons provenant d’“élites financières, idéologisantes et transculturalisantes”, rapporte El Estímulo.

“Il s’agit de la dissolution de la famille. Si vous avez des jeunes qui pensent à se droguer, qui voient toute personne du sexe opposé comme négative et que l’amour n’existe pas, que tout n’est que vulgarité, où cela va-t-il nous mener ? Pour moi, c’est un plan de domination.”

Les critiques n’ont pas tardé à affluer sur les réseaux sociaux à propos de cette croisade entreprise par un haut fonctionnaire d’un pays enfoncé depuis une dizaine d’années dans une grave crise économique qui a provoqué l’exode de plus de 7 millions d’habitants, dont de nombreux artistes.

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