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Procès Guérini: les lenteurs de la justice financière

·2 min de lecture

Le sénateur Jean-Noël Guérini est jugé à partir de ce lundi dans une affaire de marchés publics, quinze ans après les faits. Un dossier qui illustre les difficultés de la justice financière à tenir des délais raisonnables.

Les frères Guérini sont attendus à la barre du tribunal correctionnel de ce matin. Rien à voir a priori avec Antoine et Mémé Guérini, les parrains légendaires du Milieu marseillais de l’après-guerre. Si ce n’est leur village d’origine, Calenzana, en Haute-Corse. Jean-Noël est sénateur depuis 1998 et ancien président des Bouches-du-Rhône ; le turbulent Alexandre, un homme d’affaires controversé, spécialisé dans les déchets. Les deux hommes sont jugés dans une tentaculaire affaire de marchés publics. Si l’association de malfaiteurs ou le trafic d’influence n’ont finalement pas été retenus contre lui, Jean-Noël est poursuivi pour prise illégale d’intérêts, quinze ans après la cession d’un terrain ayant profité à son frère.

Interminable, complexe, l’instruction a duré pas moins de onze ans et a vu se succéder trois juges d’instruction, forçant les magistrats à reprendre le dossier à zéro ou presque à chaque fois. Des délais à rallonge que l’on retrouve aussi dans , dont le procès doit s’ouvrir à Paris le 17 mars; et encore l’audience pourrait être d’emblée suspendue, l’un des avocats ayant contracté le Covid. Nicolas Sarkozy y sera jugé pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, après avoir explosé les plafonds de dépenses autorisés. Cette fois, l’enquête en elle-même n’a duré que trois ans mais il a ensuite fallu attendre quatre ans de plus pour arriver au procès. Des affaires qui témoignent d’une plus grande sévérité de la justice à l’égard des puissants mais pas vraiment de sa rapidité.

Guérilla judiciaire

Un rapport confidentiel de l’Inspection générale des finances, , pointe les délais des procédures financières : plus de trois ans en moyenne pour la corruption ou la fraude fiscale, contre huit mois pour les infractions classiques. La complexité des enquêtes n’est qu’en partie responsable. Il y a aussi le manque récurrent de moyens. La création du parquet national financier (PNF), en 2014, a certes permis de soulager, en partie, les juges d’i[...]

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